Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 21:37
Comme je le dis souvent , les réseaux sociaux sont, au-delà d’une passionnante possibilité de partage, le reflet de la frustration humaine, l’expression de la vulgarité, le déchainement d’une bêtise  rare et la propagation de rumeurs diverses et variées.
Je ne suis bien évidemment pas épargnée, mon nom d’affixe de sélectionneuse fort connu, mes positions tranchées et nettes sur l’éducation de nos compagnons depuis près de 20 ans, prônant une éducation positive basée sur la compréhension de l’animal et de son respect et mes fonctions syndicales font de moi une cible très souvent choisie.
 
Si je réagis parfois à ces invectives, jamais je ne le fais en citant le nom de la personne, néanmoins aujourd’hui sera différent, expression qui confirme la règle, comme on dit.
J’apprends donc grâce à un torchon de phrases publiées sur un profil de face book ….  que je partage mon quotidien avec un ectoplasme qui m’accompagne à priori 24 h sur 24 h puisque celui-ci s’exprime sur mon quotidien, mes chiens, ma vie privé,  mon état mental…  
Je remercie donc Mathieu Mauries, (producteur de chiens de différentes races) de s’exprimer ainsi sur l’hystérie qui régirait mon comportement, je suis ravie qu’au-delà tous les diplômes qu’il  cite quotidiennement, ce dernier soit également compètent en psychiatrie !
Sa présence ectoplasmique lui permet également de pouvoir connaitre  ma vie privée, se targuant  de propos homophobes primaires, propos envoyés directement dans ma messagerie privée…
 
Je pensais avoir atteint l’apothéose de la diffamation mais ce n’est pas fini !!!
 
L’image  virtuelle de ma modeste demeure dont les photos sont disponibles sur internet démontre bien de la distorsion de la réalité qui existe dans l’esprit de ce monsieur.  Mettre au monde mes chiots berger de podhale dans ma cuisine comme il l’écrit, est totalement issu de son l’imagination débordante, l’infrastructure de ma maison le rendant tout simplement impossible.
Fier de sa prestation, Mathieu (notre proximité ectoplasmique me permet cette familiarité !!)    s’époumone  pour affirmer que j’élèverais des chiens de race Bulldogs Anglais, bulldogs maladifs de surcroit,  sous un autre affixe !!!... je dois dire que là, je m’inquiète fortement pour ses fonctions cognitives.
Et je m’inquiète d’autant plus que Mathieu , porteur d’affixe fait des croisements  entre le berger d’Anatolie et le dogue du Tibet, puis des croisés de matins espagnol …seul d’un cerveau de savant fou au parcours chaotique incompréhensible peut émerger cette idée .. Sélectionner des bâtards ne semble pas être l’objectif de la Société Centrale Canine, encore moins la Fédération Internationale Cynophile même pour une finalité de travail.   
 
Et ce n’est toujours pas fini…
 
A priori n’ayant pas de troupeau, il parait impossible que je puisse connaitre et parler du comportement du chien de protection.
 Il faut croire que les patterns moteurs ainsi que les  particularités des neurotransmetteurs de ces grands protecteurs ne puissent être étudiés qu’avec la présence d’un troupeau.
Il faut croire également que l’expression de ces patterns moteurs ne pourrait s’exprimer qu’en présence d’un troupeau.. Raisonnement totalement dénué de sens quand on connait la définition propre d’un pattern moteur… Les races de protection ont des façons spécifiques de travailler et faire abstraction de ces spécificités intrinsèques en les «  fourrant dans le même seau » met en avant une méconnaissance comportementale évidente.
Curieux pour un soi-disant scientifique, je m’inquiète franchement..
 
Serait-il possible que, vivant depuis près de 25 ans avec des chiens de protection en particulier mes bergers de tatras ( ou podhale), vivant également avec des grands molosses d’Asie centrale depuis bien  plus longtemps que les quelques années de production de Mathieu, serait-il possible que mes connaissances et mes compétences ne soient qu’illusoires ???....
Comment pourrais-je alors accompagner une éducatrice canin et  les propriétaires de berger d’Anatolie, propriétaires complètement néophytes en chien, vivant en plus en appartement-maison (600m de terrain) berger d’Anatolie vendu par un soi-disant connaisseur des besoins vitaux essentiels de cette race (le troupeau indispensable !! ), moi je dis cela, je dis rien …
 
Et ce n’est pas encore fini …
 
S’il est vrai que je n’ai aucune légitimité pour parler de pastoralisme (ce qui est diffèrent que de parler de chiens)  Mathieu …, possédant 20 chèvres … semble être, quant à lui, fort à même d’en parler.  En revanche, cette légitimité  autoproclamée lui semble être  fortement contestée par des bergers professionnels dont les têtes de troupeau semblent approcher plus facilement les centaines voire plus, en tout cas plus que la vingtaine..
Néanmoins sa prose sur le sujet du chien de protection de troupeau alimente régulièrement sa toile, prose étant un amalgame de choses vraies matinées de faux, un mélange de différentes élucubrations diverses et variées.
Mes connaissances sur l’évolution du pastoralisme, le maintien des espèces protégées prédatrices présentes sur notre territoire, et donc la problématique de la prédation des troupeaux sont, bien évidemment, totalement livresques, je me permets donc de donner à Mathieu la possibilité se documenter sur des récentes études grâce aux liens inscrits en fin d’article.
J’espère que ce partage lui sera d’un grand secours.
 
Je souhaite, enfin, que les messieurs en blanc ne viennent pas le chercher trop rapidement car je ne voudrais pas être privée de la lecture de sa prose sur les sujets pastoraux, cela serait d’une frustration trop importante, de grâce que personne ne le signale !!
 
Françoise Martin.
 
http://www.cbei.fr/IMG/pdf/chiens_de_protection.pdf
http://www.cbei.fr/IMG/pdf/transhumance_2007.pdf
http://www.cbei.fr/IMG/pdf/Porcher_Lecrivain.pdf
http://www.cbei.fr/IMG/pdf/Planloup2013-2017.pdf
http://www.cbei.fr/IMG/pdf/Chiens_et_chiens_de_protection-.pdf

 

Partager cet article
Repost0
5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 10:05

 

Stoïque… habituellement  je ne réagis pas devant les torchons dont je suis le sujet principal, torchons véhiculés sur les réseaux sociaux,  défouloirs des névroses humaines, frustration, jalousie, etc… Des groupes de discussion qui sont, au nom de la liberté d’expression, une large cuvette dans laquelle certaines et certains expectorent leur fiel sans retenu, comme un vomi répétitif qui s’entasse…. Vomi qui finit par prendre une odeur de rance, une odeur de fosse oubliée….un vomi sans consistance qui, pourtant, devient le quotidien d’une pimprenelle sans cervelle qui croit que de mordre à tout va sera la solution à sa problématique existentielle.

Même si la crise d’adolescence n’est pas une étape obligée, il s’avère que pour certaines et certains cette étape soit à franchir à l’âge adulte…mieux tard que jamais ne dit-on pas !!! Néanmoins je n’ai aucune velléité à endosser le rôle d’une figure parentale, encore moins celle de servir de punchingball a cette pimprenelle en crise d’identité.

Que l’on « m’aime » ou que l’on ne « m’aime pas », je n’en ai cure… depuis longtemps je préfère laisser certains de mes congénères dans le caniveau qui leur sert d’habitat, et m’occuper de faire mon job le mieux possible.

Cependant, lorsque mes compagnons sont directement concernés, ainsi que mon métier, l’animalité enfouie au fond de moi refait surface et réagie devant de tels ramassis d’imbécilités.

J’adorerais recevoir des leçons.. seulement quand « on » tente de vouloir en donner, il serait nécessaire d’avoir les savoirs et les connaissances pour, au lieu de véhiculer un monceau de d’absurdités.. un exemple : les ergots seraient parait-il exclusivement transmis par la mère … ben voyons, j’aimerais tellement connaitre la thèse scientifique qui sert de support à une telle idiotie… dommage pour la pimprenelle sans cervelle : y en a pas  …pour cause !! 

Aborder le sujet des ergots  quand « on » ne fait pas la différence entre un ergot flottant non ramifié et un ergot articulé, voir un double ergot cela manque un peu de savoir… quant à la connaissance de la myélinisation : J’ose même pas y faire allusion… Stigmatiser toute une profession en mettant dans le même panier tous les individus, faisant alors passer les sélectionneurs pour des « bouchers »,  des bourreaux allant jusqu’à parler de maltraitance animale, cela dénote simplement un manque d’intelligence :

« Le problème avec certains cerveaux trop fermés, c’est qu’ils sont accompagnés de bouches trop ouvertes »….

Il est vrai que de sortir des phrases d’un contexte est la technique pour les « sans cervelles » de pouvoir dire quelque chose et de tirer les regards vers soi.

Ayant eu le »malheur » de dire un jour que la coupe d’ergot quelques heures après la naissance pouvait être sans traumatisme pour le chiot, je ne pouvais pas imaginer que cette simple phrase serait le couperet qui allait annoncer ma mise au pilori !!! (je parlais, bien évidemment des ergots flottants).

Et en plus.. la honte …mes Bergers d’Asie Centrale viennent d’un pays où les oreilles sont  coupées, et font de moi le pire individu que la terre ait porté !!

Assez drôle d’ailleurs de clamer haut et fort ces notions de bien-être animal quand la petite pimprenelle se pique, en plus,  d’avoir des connaissances en éducation et qui  a tour de bras prône l’utilisation du collier électrique et collier anti aboiement divers et variés .…ou bien fait tracter des pneus de voiture en montée, pendant des "ballades" sur des chemins en montagne en plein mois de juin ..pour soi-disant muscler son chien....  comme quoi tout est relatif !!!!...

Et comme la lapidation ne s’arrête pas là de la part de la jeune pimprenelle qui n’a jamais rien fait dans le « monde du chien », son seul exploit: vivre avec deux chiens de race Berger de Podhale.. je vais donc simplement réexpliquer certaines bases qui semblent avoir du mal à être comprises :

   
  • Avoir un cheptel, indemne de dysplasie depuis près de 20 cela s’appelle de la sélection

  • Avoir un cheptel indemne de myélopathie dégénérative, cela s’appelle aussi de la sélection

  • Avoir un cheptel en cours de contrôle de dysplasie du coude, cela s’appelle aussi  un travail d’évolution dans la sélection

  • Avoir l’intégralité (à quelques exceptions près) des reproducteurs en cotation Recommandée, voir Elite A, Elite B, cela s’appelle toujours de la sélection.

  • Avoir produit depuis 1998, 15 chiens Champion de France, 2 Chiens Champion du Monde, 3 Chiens Champion d’Europe, et deux doublés en Champion du Monde et d’Europe, plus 2 Chiens Champion de Pologne (pays d’origine de la race) et une multitude de Champions Internationaux et des autres pays, cela s’appelle encore de la sélection (phénotypique cette fois.. un mot compliqué à apprendre ! )

  • Travailler sur la plasticité cérébrale des chiots, cela s’appelle encore de la sélection.

 

Alors oui : 

* Oui je suis une sélectionneuse, je le revendique haut et fort…

* Oui je connais parfaitement la race que je sélectionne, du bout de la queue au bout de la truffe même si celle-ci présente une couleur parfois rose, que cela déplaise à certains…

* Oui  j’ai des savoirs en génétique…

* Oui  je fais partie de ces sélectionneurs qui savent utiliser la consanguinité comme une technique de sélection aussi bien en in-breeding qu'en line breeding ( mots compliqués à apprendre !! )

* Oui j’ai, également, des savoirs en cynotechnie..

* Oui  je possède une des plus grosses parties des archives de la race Berger de podhale en France…

* Oui mon affixe " les Arcanes d'Hermes" est certainement très connu, voir mondialement connu 

* Oui je sais reconnaitre un chien avec un potentiel d’un autre qui n’en a pas.. .

* Oui j’ai, ce que l’on appelle, un « œil »..

* Oui certains disent que j’ai la tête comme un melon, et pourtant je ne dis que la vérité mais j’ai l’outrecuidance de la dire, cette vérité   !!!


En conclusion : il y a de la place pour tout le monde, certains veulent la mienne, et bien qu’ils s’en donnent les moyens. Et pour être encore plus claire, je vais reprendre une des phrases d’une chanson à Jane Birkin juste en changeant le prénom : « Je m’appelle Françoise Martin, et je vous em… ! »

 

Françoise Martin

 
Partager cet article
Repost0
3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 10:48

Et j'entends râler les pros.. et j'entends râler les pros... et j'entends râler les pros... une obligation de formation (L'arreté du 31 juillet 2012 entrait en vigueur le 1/01/2013) tous ls 10 ans !!! quelle horreur, quel investissement de temps...tous les 10 ans!!. Trêves de sarcasmes et de plaisanteries, aujourd'hui se former est une necessité, la formation est un processus qui permet d'entretenir ou de reactualiser des capacités et compétences nécessaires à l'exercice d'une profession déterminée, cela peut-être egalement un processus qui permet à un professionnel d'adapter ses competences aux exigences specifiques d'un métier dans une organisation donnée, afin de se specialiser dans un domaine ou au contraire d'elargir son champ d'intervention, c'est aussi un processus qui permet à un travailler de prendre du recul par rapport à sa pratique et de repenser ou de repositionner son projet professionnel ( Source: Gerard FM, diagnostic enjeux et perspectives du concept d'efficacité en formation).

Je vous entends, je vous écoute et je vous lis, la plupart d'entre vous parle de leur activité comme d'un métier, revendique même fortement la notion de métier: éléver c'est un métier, pensionner c'est un métier, éduquer c'est un métier, la plupart d'entre vous  revendique des diplômes, revendique une reconnaissance des pouvoirs publiques, du Ministere de l'Agriculture, se plaignent des "particuliers" du travail au noir etc...

Vous avez un métier , pour certains depuis de nombreuses années, pour certains sans diplôme si ce n'est le certificat de capacité ( qui n'est d'ailleurs pas un diplôme, et qui pour certains fait sourire sur les connaissances demandées), votre experience est inestimable, c'est certain neanmoins vos connaissances sont-elles vraiment les bonnes? Elles l'étaient certainement, il y a longtemps, des années ont passées, tout à evolué, les recherches aussi. Les éléveurs travaillent avec un potentiel génétique, sont-ils réellement formés pour comprendre , apprécier, ont-ils vraiment la connaissance pour faire reconnaître la compétence d'un savoir faire? Les éducateurs travaillent avec un individu vivant dont les derniers courants de pensées abordent le respect, l'émotion, l'empathie le ressenti etc.... Loin de l'animal machine de Descartes.... Pourquoi faire l'acquisition de ces nouveaux courants de pensée? Pour être plus performants, plus à l'écoute du client... les pensionneurs confrontés à la notion de bien être animal , d'enrichissement du milieu...bien loin du simple parc clôturé...

Vous revendiquez la reconnaissance, vous revendiquez la competence, vous revendiquez le savoir-faire... et si avant toutes choses vous acceptiez de vous remettre en cause et si vous vous posiez les bonnes questions, honnêtement, devant de votre glace, entre vous et...vous... aujourd'hui ou demain... des questions comme:

*Depuis combien de temps, je n'ai pas ouvert un livre sur l'espece avec laquelle je travaille?

* Depuis combien de temps, je n'ai pas ouvert un livre sur les courants de pensées récents?

*Depuis combien de temps, je n'ai pas ouvert un livre sur...sur...sur...?

Depuis de combien de temps , en fait , je reste sur mes acquis avec ma seule certitude et sans remise en cause?????

Alors juste ces questions...juste cela pour commencer..................................

 

Françoise Martin

Partager cet article
Repost0
3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 16:09

Nous voilà enfin dans un domaine..les rois du monde !!! la France est en tête de la population la plus râleuse suivant un sondage assez sérieux d’Opinion Way, tellement râleurs qu’une célèbre assurance a créer un  Championnat Français des râleurs.

Râleurs et pessimistes car il ne suffit pas visiblement de râler, nous rajoutons en plus le pessimiste, c’est simple, même la Mongolie est devant  nous sur la « carte mondiale du bonheur » !

Le cocktail des deux est explosif et le « appelez-moi le Directeur » de la célèbre publicité télévisée devient un modèle de pensée et de fonctionnement.

Tout le monde râle, tout le monde se plaint et notre monde à nous « celui des chiens et des chats » n’échappe pas à la règle.

Le problème n’est pas de râler ou de se plaindre, c’est même assez bénéfique puisque c’est une manière d’évacuer ses frustrations, ses souffrances, la question est de savoir est ce que râler est simplement « une soupape de sécurité » ou bien est ce que râler implique  des solutions aux problèmes sous-jacents exposés ?

La plupart les râleries ou les plaintes tombent dans le vide, pas entendues, pas comprises, pas adressées à la bonne institution, la bonne personne, la plupart nous râlons dans le vide.

Si c’est juste une soupape de sécurité alors râlons çà fait toujours du bien ! Par contre si derrière la râlerie ou la plainte il y a une réelle demande, posons-nous les bonnes questions : est-ce que cette demande peut-elle être vraiment comprise ou pas ?  est- ce que l’interlocuteur choisi est-il le bon interlocuteur, la bonne cible ? est-ce que l’agressivité est-elle le bon moyen pour s’exprimer. Vous allez me dire : ou veux-tu en venir avec tout cela ?

J’y viens…

J’y viens mais peut-être pas dans le sens ou vous le souhaiteriez, en tout cas pour ceux qui n’ont pas arrêter de se plaindre et de râler tout au long de cette année….J’y viens et je dis à tous les râleurs ok moi je sais ce que vous vivez, moi je suis sur le terrain comme vous, moi je vis les mêmes galères comme vous, moi, comme vous, je compte les sous à la fin du mois pour payer les croquettes, moi  je sais comme vous faire des prouesses d’équilibristes pour boucler une fin de mois, moi je sais comme vous qu’il y a des jours ou je me prends la tête entre les mains en me disant « ma passion va me faire mourir », et comme vous je continue parce que cela ne s’explique pas avec des mots, c’est dans les tripes l’amour du chien.

Comme vous, il y a longtemps j’ai râlé contre le Syndicat car finalement il faut bien un responsable et le Syndicat est tout trouvé et là on s’en donne a cœur joie, le syndicat ne défend pas les éleveurs, le syndicat ne prend pas position, le Syndicat est vendu aux « gros » éleveurs, le Syndicat et la MSA sont en « cheville », le Syndicat touche des pots de vin,  le Syndicat …le syndicat…le syndicat….blablabla…cette année vous vous êtes déchainés, déchainés sur vos pairs du Syndicat sans réflexion, sans une once de question, vous avez été jusqu’à l’absurde, le mettant au pilori sur les medias sociaux parce que c’est simple, facile…poussant, les yeux fermés, avec votre horde un pseudo syndicat …en avant de la scène , sa chute ne sera d’ailleurs plus que haute, vous laissant aveugler par des promesses qu’il ne pouvait pas tenir du fait de son illégitimité.

Vous avez rejoint des collectifs dont les solutions à vos revendications ne sont ni plus ou moins des reprises de propositions du SNPCC de 2008, perdant votre énergie car le monde politique n’a que faire de petit groupement gigotant dans le vide.

Ma différence aujourd’hui avec vous, est qu’il y a longtemps j’ai ouvert les yeux, regardé différemment, poser les bonnes questions, et réfléchis. Je ne vous donne pas une leçon de moral, je dis simplement :

Vous voulez faire avancer les choses alors arrêtez de vous disperser dans des actions totalement inefficaces, suicidaires….

Vous voulez faire avancer les choses alors réfléchissez et arrêtez de croire toutes les imbécilités qui circulent sur le Syndicat, sans aucun fondement car vous êtes-vous poser la question : sur quoi de concret se base ces affirmations ? le dossier sur la MSA par ex : qu’est-ce que vous avez comme données précises pour valider les affirmations totalement fantaisistes de certaines personnes ?

Vous voulez faire avancer les choses alors mouillez la chemise et participez réellement au travail du Syndicat. C’est facile de critiquer, d’agresser c’est facile ..surtout quand on ne se donne pas la peine de vouloir savoir exactement ce que nous nous faisons tous les jours, quotidiennement, parfois dans l’ombre car les dossiers sont parfois tellement sensibles qu’ils ne peuvent être exposés.

 

Vous voulez que vos plaintes et vos râleries puissent être entendues alors exprimez les au bon interlocuteur  tout en sachant que ce dernier n’est pas le Père Noel : les miracles ne sont pas dans sa hotte…par contre tout sera fait pour que l’avenir puisse  être envisagé avec plus de douceur, plus de joies, plus de reconnaissances.

 

Une montagne de travail, une montagne de dossiers, une montagne à gravir ….ce que nous voulons, nous tous, membres du Syndicat c’est que de ces montagnes n’accouchent pas de souris …et pour y arriver c’est de vous tous que nous avons besoin, alors rejoignez-nous au lieu de vous disperser car seule la force est le nombre.

 

Françoise Martin

 

Partager cet article
Repost0
3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 11:40

Quelques lettres ouvertes, un collectif etc…. voient le jour régulièrement depuis quelques mois sur les réseaux sociaux, si la légitimité des revendications ne peut être contestée, il y a urgence a intervenir pour « sauver « nos professions d’un avenir peut ensoleillé, mon étonnement réside dans le fait que ces revendications , pour la plupart sont déjà des propositions faites par le SNPCC, syndicat ayant légitimité pour la représentation auprès du Ministère de nos professions comme par exemple en 2008 dans le cadre des rencontres Animal et Société où le SNPCC a travaillé sur une trentaine de propositions aussi bien sur les « chiens dangereux » que la filière économique, ou bien le transport des animaux, le remaniement des diplômes etc etc..

Une espèce de flou artistique est maintenue dans le paysage des éleveurs et éducateurs, autour d’une association, un pseudo syndicat auto proclamé…ce flou artistique organisé par une pseudo reine d’une fourmilière en ébullition ruminant sa rancœur de pas être sur le devant de la scène, surfant sur une soi disante défense des petits éleveurs, leur peur de l’avenir et sur l’ignorance de la législation de ces derniers, laisse dans son sillage une odeur de manipulation, d’hypocrisie, de dénonciation…diviser pour mieux régner c’est le fer de lance des dictateurs, de ceux qui imposent leur loi, de ceux qui utilisent les peurs ancestrales des êtres humains pour être sur le devant d’une scène virtuelle  , ceux dont l’opportunisme n’est là que pour favoriser leur propres désirs de pouvoir …..

La fourmilière peut s’agiter piquer dans tous les sens cela n’est que gâchis, perte d’énergie, comportement totalement inefficace décrédibilisant nos actions syndicales car que cela plaise ou déplaise à certains, seul le SNPCC aujourd’hui à la représentativité auprès des Ministères.

Reprendre des propositions déjà faites cela est simple, sans fatigue, sans investissement,  par contre s’unir dans un esprit commun de lutte, dénué d’ambitions personnelles dans un esprit constructif pour nos professions pour un avenir pérenne, cela nécessite abnégation, bénévolat, travail de longue haleine, avec son lot parfois de découragement néanmoins avec au bout du tunnel une lumière celle d’avoir œuvrer pour des professions durement touchées dans leur fondement même.

Nous pouvons ne pas être d’accord, nous pouvons ne pas nous « aimer » en tant qu’individus, cependant seule la force que génère le nombre peut faire bouger nos autorités, s’éparpiller dans des actions anarchiques ne génère que déception, rancœur et douleur, il faut savoir parfois accepter de perde quelque chose pour obtenir autre chose de mieux, de différent et d’efficace.

 

Françoise Martin 

Partager cet article
Repost0
2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 11:29

« Le koh lanta » du monde cynophile a connu son dénouement il y a quelques jours, retour de certains, stratagème, stratégie des uns et des autres, malgré la bonhomie, la franche camaraderie et les claques sur l’épaule, seule l’hypocrisie de la grande « passion du chien » et la politique politicienne ont leurs lettres de noblesses. Ceux qui pouvaient éventuellement perturber le règne du nouveau grand maître ont été poussés dehors, les girouettes armées de leur brosse à reluire se sont installés sur le siège encore chaud des prédécesseurs.

Tout cela pourrait nous laisser de marbre, nous professionnels, qui avons assisté depuis tant d’années à la valse des chaises musicales, pour finir par avoir toujours la même musique, sur cette portée de notes s’affiche l’autosatisfaction de la grande maison, qui au fil des rapports moraux des uns et des autres se lit….. comme un refrain se chante.

Au-delà de ce refrain habituel, le dernier rapport moral de ce nouveau chef d’orchestre brandit haut et fort avec certaines définitions très personnelles, les notions de sélection, amélioration, ceci passant par le nombre de chiens …avec le SNPCC en filigrane.

Certains passages me laissent perplexe, ou bien n’ai-je pas compris les subtilités de leur rédaction, je cite «  au-delà du mode à  de l’élevage, nous défendons la particularité fondamentale de l’élevage des animaux de compagnie qui est la socialisation avec l’humain », si ce n’est que le terme de socialisation ne veut rien dire dans le contexte de la phrase, le bon mot étant familiarisation, je ne vois pas sur quoi se base le travail de la SCC dans cette défense là ? sachant que la SCC œuvre dans une optique d’’amélioration du chien de race, quid de l’élevage des animaux de compagnie ? car par animal de compagnie nous pouvons y inclure, les hamsters, les souris blanches comme tous les Nac…, Le Ministère de tutelle lui aurait-il élargit la charge ?

Autre passage : « par définition, le chien est destiné à vivre en compagnie de l’homme, au sein de la cellule familiale…. » A moins que cette définition ne m’est échappée, en aucune façon le chien n’est destiné PAR DEFINITION, à vivre au sein de la cellule familiale. Que par l’évolution de notre société, la vie de ce chien ait évoluée vers une vie de chien familier, versus chien de compagnie ceci est alors totalement différent, car nous ne sommes plus alors en présence d’élevage d’animaux de compagnie comme cela était signalé de façon erronée, mais de l’élevage de chiens familiers, ce qui nécessite alors des savoirs, des connaissances et de spécificités particulières qui ne semblent pas faire parti des apprentissages transmis actuellement par la scc.

De plus, si le chien est destiné, par définition à vivre au sein de la cellule familiale, quid des chiens de chasse qui vivent en chenil, pour la plupart, 6 mois de l’année  attendant la période de chasse....et de leurs éleveurs ?

Maintenant le gros morceau : l’élevage et ses différents modes…je dois dire que là nous sommes en présence d’un « gloubiboulga » de choix…se mélangent les éleveurs, les sélectionneurs  les professionnels, les producteurs particuliers, la diversification agricole, le nombre de chiens, la réglementation, tout ceci dans une marmite d’où va sortir également une« assiette économique »…..

Nous apprenons ainsi que les éleveurs sélectionneurs sont ceux qui ont moins de neuf reproducteurs,  qui s’épanouissent intellectuellement et qui permettent d’améliorer le potentiel génétique français…Puis les éleveurs professionnels possédant de 9 à 49 reproducteurs, ( eux visiblement ne s’épanouissent pas et n’améliorent pas..)…et là la grande vieille dame s’embrouille, car la notion de professionnel n’est pas en rapport avec le nombre de reproducteurs mais le nombre de portées soit au-delà d’un portée l’éleveur est considéré comme professionnel et donc possède un n° de Siret….donc nous pouvons parfaitement être sélectionneur et professionnel et avoir moins de 9  chiens, comme nous pouvons avoir 49 chiens être sélectionneur et professionnel, mais alors que vient faire le nombre de chiens dans la notion de sélection ? D’autant plus que cette notion de 9 reproducteurs ou de 49 reproducteurs ne correspond à rien …car  si nous nous référons à la législation française concernant les chiffres, il s’agit de 9 ou de 49 chiens, différence de taille.  

Vient enfin, « les structures de plus de 50 reproducteurs », (je rectifie : 50 chiens)  qui nécessite des moyens pour obtenir un équilibre financier…il est vrai que ceux qui ont 49 chiens, à un chien près, n’ont pas besoin d’équilibre financier…… !!!!  

Et la cerise sur le gâteau, après nous avoir parlé de sélection avec une notion totalement fantaisiste de nombre de chiens, la grande vieille dame va se perdre dans la diversification agricole, caressant dans le sens du poil et donnant un os à ronger à son allié qui a fait sa première grande apparition dans le rapport moral d’un autre président en date de 2003, alliance stratégique, il va de soit….

J’aimerais savoir enfin sur quelles données la SCC se base pour affirmer je cite « les professionnels les plus performants pratiquent souvent plusieurs activités », laisserait-elle sous entendre que ceux qui ne pratiquent pas plusieurs activités ne seraient-ils pas performants ? et de quelles performances, in finus, parle-t-elle ?

Et enfin juste un aparté personnel : la fameuse « assiette économique permettant à l’éleveur d’assurer les besoins matériels de son foyer »…comme quoi certaines valeurs patriarcales ont la vie tenace et dure….

 

Je pourrais, moi représentante syndicale, me mettre en colère, partir en guerre, fustiger et bien non, je suis simplement triste de voir que finalement « on ne change pas qui ne veut pas changer » et je pose simplement cette question : est ce qu’un crédit peut être donnée à une association ,si légitime que cela soit ,dont le rapport moral d’un président se trouve entaché d’erreurs, d’imprécisions, d’approximations, d’affirmations fantaisistes et dont la connaissance de la législation est loin d’être acquise ?....il y a comme un bug non ????

 

Françoise Martin       

 

Partager cet article
Repost0
9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 10:59

 

 La lutte contre les tares génétiques par le Professeur Guy QUEINNEC

 

 

Problèmes posés par l'éradication:

 

La lutte contre les tares génétiques dans l'espèce canine est engagée depuis longtemps. L'éradication des ectopies testiculaires est absolue depuis 1952, et pourtant le taux atteint encore en France 10% dans certaines races d'origine britannique, et jusqu'à 40% en Allemagne dans d'importantes races nationales, selon une publication vétérinaire. Il faut donc en déduire ou bien que l'ectopie n'est pas toujours héréditaire (ce qui est la position de la S.F.C.), ou bien que la lutte par élimination est peu efficace (ce que le partisan de la thèse génétique sait expliquer).

 

La lutte contre la dysplasie coxo-fémorale, malgré de réels résultats (qui peuvent d'ailleurs être aussi obtenus par une simple limitation du taux de calcium dans la ration), plafonne ou risque de décourager les plus actifs. Deux tentations opposées se font alors connaître.

 

Les uns veulent renforcer des contrôles draconiens, imposer les éliminations brutales et massives sans redouter la disparition ou l'altération des cheptels concernés, quitte, disent-ils, à la reconstituer par des importations ! D'autres baissent les bras et refusent toute action jugée a priori inutile, et sont prêts à toute une série d'échappatoires pour continuer à élever malgré tout, quitte pour cela à abandonner le L.O.F. Ceux-là seront d'ailleurs amers envers leur club de race et virulents contre la profession vétérinaire.

Or, on peut comprendre les échecs et leurs causes sans pour autant abdiquer, par une réflexion fondée sur le terrain et non les habitudes.

 

Lutter contre les tares génétiques

La présence chez le chien de race de nombreuses tares dites d'origine génétique fait couler beaucoup d'encre, que cette origine soit attestée, alléguée, présumée ou possible. Et d'aucuns réclament à cor et à cri une totale épuration du génome par des méthodes drastiques d'élimination. Cela pose divers problèmes.

Il paraît évident qu'il faille lutter contre les tares graves précocement invalidantes, dont l'acheteur ne saurait assumer les conséquences affectives ou économiques. Il est beaucoup plus discutable de s'occuper de toutes les insuffisances, notamment lorsqu'elles se manifestent au soir de la vie et que le maître, comme le chien, s'en accommodent peu ou prou.Entre les deux, on trouve toutes les possibilités.

Si l'objectif d'une salubrité totale pouvait être atteint, la réflexion devrait porter avant tout sur les moyens et le rythme de l'éradication.Mais en réalité les mutations et les accouplements de type panmictique vont maintenir un certain taux de tares.

La moindre importation d'un tiers dans la lignée indemne, que cette importation vienne de France ou de l'étranger, va annuler les efforts consentis.

Il faudra donc se limiter à quelques tares et construire un système de sélection qui favorise les sujets robustes et réduit la fréquence des tares connues ou inconnues. Il faut par conséquent plutôt promouvoir les sujets sains que se braquer sur les autres.


Difficultés de la lutte

Quelles que soient les méthodes retenues, elles soulèvent de tels problèmes qu'on peut même s'interroger sur l'efficacité d'une lutte dans un système acceptant une dose de liberté, tant dans le choix des reproducteurs que dans celui du praticien dépisteur.

L'origine génétique

 1) Si les manifestations du phénomène (la tare) sont repérables isolément, on parle de mendélisme. Le principe de la lutte est simple : élimination des atteints en cas de dominance, accouplements consanguins étroits avec élimination des homozygotes en cas de récessivité. Mais les facteurs de pénétrance et d'expressivité vont altérer ce beau schéma.Rappelons que dans le meilleur cas il faudra 10 à 16 chiots pour éliminer la possibilité qu'un géniteur porte une tare récessive.

2) Le cas est plus complexe s'il s'agit de génétique quantitative.La notion physique de polygènes n'est plus guère acceptée, même si le concept polygénique reste valable dans les calculs. Les notions d'effet de seuil, de gênes majeurs, d'effets minorants ou majorants vont compliquer les choses.

Rappelons qu'héritabilité ne signifie pas transmissibilité génétique comme ce terme peut le faire croire, mais qu'il s'agit d'un rapport mathématique entre phénotype et génotype, exprimant le rapport entre la variance d'origine génétique additive et la variance totale.

Il ne prend vraiment de sens génétique que si le déterminisme génétique a été démontré préalablement.L'hypothèse polygénique conduit à des effets lents, souvent peu compréhensibles pour un profane (lorsque des atteints naissent de deux géniteurs présumés indemnes) et il restera très longtemps un certain taux de tares dans la population, avec le risque fréquent de plafonner à un seuil (plateau) d'élimination.

Les liaisons chromosomiques

Quelle que soit l'hypothèse retenue, la lutte ne peut porter que sur les allèles responsables. Or ceux-ci sont portés sur un chromosome, avec des centaines d'autres facteurs inconnus. La lutte contre quelques caractères élimine donc avec eux de nombreux autres, inconnus, et peut-être sanitairement plus importants.

Seule une connaissance précise du génome canin, actuellement à l'étude à Alfort et en Californie, pourra faire la part des choses et permettre une réelle épuration.

Jusque-là nous devrons travailler globalement, et risquer alors de jeter le bébé avec l'eau du bain.Cela ne sera pas facilement accepté par les sélectionneurs.

Enfin la sociobiologie, dernière explication de l'Evolution, nous conduit aussi à la prudence en montrant que des facteurs à première vue nocifs, peuvent avoir des effets heureux qui expliquent leur pérennité.

L'approche génétique n'est donc pas simple.

Si on la retient, il faut alors s'en tenir à des lignées ultra-consanguines qui permettent seules une mise en évidence des tares. Périodiquement on établira un brassage entre lignées épurées pour rétablir la variabilité. Pratiquement ce ne sera pas facile à obtenir dans une espèce réunissant de petits éleveurs.

Problèmes de diagnostic:

 

Supposons ces problèmes résolus. Se poseront alors le choix du praticien éradicateur et les conditions du diagnostic. Ce dernier devra être conduit avant l'âge de la reproduction, ce qui n'est pas toujours possible. Au-delà il n'a plus de sens dans une politique de masse. Il devra être proposé à un tarif abordable pour l'économie de l'élevage, et avec une fiabilité totale. Les erreurs engageraient d'ailleurs la responsabilité financière de leur auteur à de très hauts niveaux.

Les controverses actuelles sur la dysplasie coxo-fémorale ou les tares oculaires montrent qu'on a peut-être mis la charrue avant les bœufs en décidant la suppression de certains patrimoines génétiques sur des probabilités étiologiques.

 

De toutes manières nous en reviendrons à des groupes de vétérinaires hautement qualifiés médicalement et zootechniquement compétents. Qui attestera ces qualités ? Comment ? Par quelles procédures ? Et comment, enfin, certains d'entre eux seront-ils agréés par la S.C.C. ?

 

Dans un système libre comme aujourd'hui, il y a place pour beaucoup de vétérinaires. Dans un système rigide, les dépistages resteront l'apanage de quelques-uns, avec les problèmes de distances que cela posera aux éleveurs.

 

L'analyse des documents qui parviennent aux vétérinaires des Commissions spécialisées de la S.C.C. montre qu'une fiabilité totale des certificats n'est pas encore atteinte.

 

Réglementation et élevage

 

Supposons néanmoins que tout soit réglé.

Seuls les chiens inscrits au L.O.F. seront concernés, puisqu'on ne connaît pas les parents des autres. Il faudra donc : ou interdire toute production de chiens non L.O. F., ou accepter qu'il suffise de quitter le L.O.F. pour échapper aux contraintes. Cela revient à inciter à abandonner le L.O.F. et toute possibilité d'action génétique.

 

Les fausses déclarations et les fraudes de toute nature permettront d'esquiver un dirigisme rigoureux, qui devra donc se renforcer (contrôle sanguin des filiations, etc.)

Nous entrons dans un dirigisme d'état plaçant élevages et vétérinaires sous la coupe étroite de la bureaucratie scientifique, comme cela est fait pour d'autres espèces.


Les risques de viser tel ou tel éleveur, ou tel ou tel vétérinaire, qui ne serait pas considéré comme intellectuellement correct, cela peut aussi détruire beaucoup sous des prétextes scientifiques.

 

Dans toutes les espèces, le dirigisme génétique, naturellement prôné par les technostructures, aurait à mon avis de redoutables effets pervers. Supposons néanmoins que l'on s'y résigne. Il restera le cas des importations, qui, lui, ne dépend plus d'une réglementation nationale.

 

 

Il est interdit d'édicter des freins vis-à-vis d'un pays de l'Union Européenne. Il suffit donc d'un transit via un pays de l'Union, ou d'une importation d'un de ces pays, pour détruire tout l'effet positif du dirigisme.Or il faut connaître les bases de la sélection en France et ailleurs pour comprendre le danger des importations effectuées sans contrôle vétérinaire préalable.

Partager cet article
Repost0
6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 18:22

Ndla: depuis la parution de l'écrit précédent et de celui-ci, l'argumentaire de vente a été modifié et le terme "aucune consanguinité" changé en "aucune consanguinité rapprochée".Quant au "sang neuf" celui-ci a disparu....ceux qui me font le plaisir de me lire seront seuls juges...

 

Simple miroir d'une réalité....le précédent écrit n'est pas apprécié..!

Simple miroir d'une réalité pas  facile à avaler....

La fange des ragots,  boue noirâtre d'un caniveau alimenté par des déjections verbeuses, le personnage a perdu de sa superbe éructant dans un désert de mots, accouchant de phrases sans en connaitre le sens....ajoutant des mots les uns après les autres comme si....

Mots du soir, mots du jour....notre langue est si riche quand elle n'est pas fourchue...dommage que pour certains ils en soient dépourvus...(de cette richesse)

*Une lignée, un individu.....en génétique des populations, deux mots, deux définitions...totalement différentes....fort intéressant pour la reproduction....

* Sang neuf......un mot un adjectif, un sens précis....fort intéressant pour la sélection...

* Consanguinité...taux...coefficients....formules...des savoirs indispensables pour ceux dont la finalité va au-delà de la vanité...de la rivalité ...laissant, par respect, les costumes de pays à ceux dont l'origine leur donnent leur véritable sens.... 

 

La sagesse populaire Yiddish concluera ce débat : " L'intelligent parle de ce qu'il a vu, et le sot de ce qu'il a entendu dire.....!!!!!

Partager cet article
Repost0
4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 15:26
"Ndla: depuis la publication de cet article, l'argumentaire de vente a été modifié et le "aucune consanguinité" a été changé en "aucune consanguinité rapprochée", ce qui laisse sous entendre que cet article est exact sur le fond Quant au "sang neuf" celui ci a également disparu..... 

Tout est bon pour vendre… et le monde de l’élevage n’y échappe pas, les allégations les plus mensongères, les propos les plus fallacieux, surfant sur des croyances populaires avec relent de sexe interdit, d’inceste et de débilité  originaires de la pensée judéo-chrétienne brandissant l’enfer comme punition divine, creuset de notre étroitesse d’esprit français…. tout est bon pour vendre « sa marchandise »…
Je veux, bien sûr, parler de la consanguinité….le diable…le sujet tabou par excellence…
 
Sur un site internet un argumentaire pour vendre une future portée : « aucune consanguinité, et sang neuf », ma curiosité est éveillée.. !!! 
La consanguinité comme argument de vente, petite précision c’est précisément la non-consanguinité qui est l’argument de vente, et là je commence à sourire car parler de « aucune consanguinité » est un non sens total en sélection de race de chiens. Nos races existent uniquement parce qu’au sein de leur cheptel, les individus ont tous un coefficient de consanguinité. Comment nos 400 races environ auraient-elles pu voir le jour sans l’utilisation d’une de ces techniques de sélection ? Certainement pas par l’opération du Saint Esprit….à moins que je n’ai loupé un épisode dans la série Judéo-chrétienne….il est vrai qu’il est de notoriété publique que le Saint Esprit et la Vierge Marie…mais je m’égare, je m’égare…..

Premiere réflexion : en sélection nous ne parlons pas de consanguinité mais de degré, de coefficient ou de taux de consanguinité, la globalisation du terme consanguinité ne voulant strictement rien dire si ce n’est dans un discours populaire sans fondement scientifique. Tous les sélectionneurs connaissent la formule de Malecot permettant justement de calculer ce coefficient et taux de consanguinité : Fz=Rxy= Epsilon(1/2)n1+n2+1(1+FA),afin de connaître exactement les degrés ou pourcentage sachant qu’au-delà de 20% il est indispensable de connaître parfaitement les maladies récessives de tous les individus de la lignée.

Deuxième réflexion: la chienne présentée dans l’accouplement possède un certain taux de consanguinité, sa propre mère étant elle-même consanguine à environ 7%... quand au futur papa évoqué, lui aussi a un certain taux de consanguinité dans sa propre lignée……alors vraiment  aucune consanguinité ??? oups…la boulette…
L’autre argument présenté est "le sang neuf"…le mythique sang neuf..le Saint Graal enfin trouvé….la reconnaissance enfin atteinte….celui par qui le renouveau de la race est enfin là…Amen !! et là je reste vraiment dubitative…

Première réflexion : le futur papa est le fils d’un chien déjà utilisé par l’éleveur l’année dernière…alors le sang neuf..hum..surprenant comme sang neuf...  

Deuxième réflexion : la lignée du futur papa hormis le fait qu’il soit le fils de son père (!!!), est déjà présente en France depuis bien longtemps, l’éleveur ayant déjà utilisé cette lignée en 2003….oups ..l’oubli est de taille…la boulette devient très très très grosse…..

Soit l’éleveur malgré son âge est atteint d’Alzheimer…soit les arguments sont sciemment mensongés et parfaitement délictuels…ou bien les connaissances sont inexistantes et  nécessiteraient certainement une formation continue sur plusieurs années.. afin d’éviter, entre autres, d’affirmer je cite « la consanguinité donne le cancer….et on a des comportements déséquilibrés, c’est mon vétérinaire qui l’a dit »…parce que je doute que le vétérinaire ait pu affirmer de telles âneries au niveau médical, quant au niveau comportemental, l’affirmation est tellement aberrante, idiote et dénuée de tout fondement scientifique que je ne peux qu’hausser les sourcils et m’attrister devant si peu de connaissances…..Une nouvelle fois, le ridicule ne tue pas….par contre la crédulité des futurs acheteurs est exploitée sans arrière pensée. Madame, Monsieur passez au bassinet……..votre chiot possedera,de toute façon, un pourcentage de consanguinité. 
Un petit rappel historique emprunté à Sébastien Sabattini : Au XIXe siècle des écrivains expliquent la tare héréditaire ou congénitale par l'influence néfaste d'une consanguinité importante (considérée comme un facteur explicatif de décadence par exemple dans des familles royales et peut-être le justificatif de la nécessité de leur disparition et par là des révolutions...!!!). 
La consanguinité était également la règle des sociétés rurales, voire de toutes les sociétés humaines, par la difficulté matérielle qu'il y avait à chercher femme ailleurs. La terre n'aurait pu d'ailleurs porter le nombre d'ancêtres théoriques que possede chaque individu soit plus d'un milliard d'ancêtres théoriques à la trentième génération aux alentour de l'an mille (…) 
En France, il est interdit d'épouser un ascendant en ligne directe, un descendant ou son conjoint, un frère ou une sœur, un oncle ou une nièce, une tante ou un neveu. Mais le mariage civil entre cousins germains est autorisé. 
Malgré ça, il existe un mythe, popularisé tout le long du XIXe siècle, de la tare héréditaire ou congénitale, et de l'influence néfaste d'une consanguinité importante. Pourtant, bien avant cela, la consanguinité était largement pratiquée. 
Jusqu'au XIIe siècle, le mariage avait pour but de conserver le patrimoine au sein de la famille et d'empêcher les étrangers d'entrer dans le clan. Les unions consanguines étaient donc monnaie courante jusqu’à ce que l’Eglise romaine impose un modele de mariage et interdisent ceux qui étaient consanguins jusqu’au septieme degré.
Au siecle suivant, l’interdiction s'assouplie et cautionne les mariages jusqu’au quatrieme degré.
Petite anecdote : la proclamation des bans est instaurée à la même période par l'Eglise catholique pour empêcher les mariages clandestins entre personnes de la même famille !
Partager cet article
Repost0
6 août 2008 3 06 /08 /août /2008 17:27

L'existence de cet espace de liberté qui commence à faire un grand tour de piste (merci à vous tous) en fait rire plus d'un, et fait grincer les dents des autres, en tout cas il ne laisse pas indifférent...

Je ne pensais pas écrire aussi vite, cependant suite aux demandes implicites des grinceurs de dents...et de ceux qui se tapent sur le ventre, je ne résiste pas au fait de faire plaisir.... Avant de partir pour quelques jours loin de l'agitation humaine...

Ce week end, réunion de la « grande famille » des bergers de l'est et italiens dans le cadre de sa nationale d'élevage. Grande utopie que la grande famille de la cynophilie, comme de la grande famille du sport, utopie ou vérité : cela dépend dans quelle vision nous voyons la famille, du coté biblique ou du coté psychanalytique, de ce coté la famille est le berceau et le réceptacle d'une des plus grande partie des « maux » humains....

L'édito de cette journée nous emmène dans des considérations de sélection, d'étude, et de convivialité entre concurrents, si j'ai pu apprécier la convivialité de mes amies(s) que je n'avais pas vu depuis des lustres, je dois dire que j'ai pu observer aussi le comportement de celui ou celle dont les dents rayent le parquet, de celui ou celle qui veut devenir le calife à la place du calife,de celui ou celle qui surtout ne veut pas perdre sa place de calife, et qui après réflexion deviendrait bien le super calife, et le super calife qui (elle ou lui) déambule avec un aréopage à ses cotés...cour de serviles qui récupèrent avec précipitation les quelques miettes jetées négligemment, les prenant, quelle erreur, pour de la considération....

Hypocrisie presque totale d'une soit disant convivialité entre humains, où l'intérêt des enjeux semblent colossal quand on observe les visages crispés ou si concentrés pendant la présentation des animaux... Un premier, un deuxième, et un dernier...il ne peut pas y avoir de convivialité sur un ring quand il y a un classement, classement engendre compétition, qui dit compétition dit peut-être courtoisie mais pas convivialité....

Le choc des éleveurs fait un bruit titanesque, mais qui l'entend vraiment ce tsunami souterrain ???

Dix chiens d'un même éleveur d'un coté, dix chiens d'un autre éleveur, et deux chiens qui se sont perdus dans cet affrontement....résultat : l'éternel Poulidor repartira comme d'hab....le sourire aux lèvres...ayant compris depuis fort longtemps que nul n'est prophète en son pays...le Roi Soleil a de belles années devant lui...la cour française lui déroule comme d'habitude son tapis rouge de servitudes....

Petit choc sur un autre ring : 5 chiens d'un même éleveur, cinq d'un autre et deux chiens qui se perdent un peu, là une petite différence si les éleveurs sont différents, l'origine des animaux viennent pratiquement que d'un seul....le calife à la place du calife a alors toute sa vérité....et il se démène dur ce grignoteur de calife, agite ses petits pieds depuis quelques années, courant partout d'expositions en expositions, si le calife s'était endormi depuis quelque temps....il n'était pas mort....dommage..il va falloir compter encore avec lui.., lui qui rigole sous cape se rappelant une très vieille chanson qui disait «  et le matou revient deux jours après, le matou est toujours vivant », se tapant le ventre de cette bonne blague qu'il joue...ayant pris conscience ,lui, depuis fort longtemps qu'après sa mort nul ne se rappellera qui il était... qui se souvient de Mr Bédel et sa fabuleuse sélection en Boston terrier, que se souvient de l'affixe de l'Escurial et son travail de sélection en Cavalier king Charles, qui se souvient de Marie Noelle et son fabuleux feeling de sélection en Golden Retriever ( sa disparition est encore récente, alors peut-être...)

Et le chien dans tout ce bazard....oups....oublié....le spectacle s'est trompé de vedette. Décortiqué dans tous les sens, il devient alors soit une énumération de défauts, soit un ensemble de qualité, jeté en pâture aux yeux soi-disant experts de personnages pour qui il est indispensable d'avoir de la considération si l'on veut briller sous les feux de la rampe.....

Besoin de reconnaissance.. besoin du regard des autres....et si l'exposition n'était en réalité qu'un symptôme du mal-être de l'être humain ????

Et si le symptôme n'était que métaphore, que l'on veuille ou non se le dire ? disait Lacan ?

Françoise Martin

Partager cet article
Repost0