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4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 06:53

Depuis de nombreuses années, je suis confrontée en tant qu'éleveuse à des réactions quelques fois très violentes de la part d'interlocuteurs via le téléphone ou par mail sur le prix de mes chiots : houlà c'est bien trop cher....et ben vous avez une portée de 8 bbs, vous gagnez bien votre vie.... J'ai même eu « et ben vous, vous faites pas l'amour à l'œil » oui je sais je vois pas trop le rapport avec « l'histoire de l'œil !!! »... cependant la réalité est là, nous sommes nous éleveurs de plus en plus agressés verbalement concernant le prix de nos chiots.

Alors j'en ai marre d'entendre dire que nous nous faisons des « c.... » énormes sur le dos de nos chiots.

Alors j'en ai marre d'être prise pour un « marchand de tapis » avec qui on discute le bout de gras : « je vous paye en liquide, c'est moins cher ?? » » J'en ai trouvé ailleurs 300 euros de moins, vous me faites le même prix, car je veux quand même un chien de chez vous ! » « Je vous paye en une fois, vous pouvez bien me faire une ristourne.... » » Et ben moi je trouve que c'est vraiment très cher, j'ai prévu de partir en vacances alors est ce que je peux vous payer en 10 fois... »oui vous lisez bien, j'ai déjà eu cette réflexion !! Et aussi cela « Vous en avez pas en solde...? » là je dois que je suis restée sans réponse pendant quelques secondes, juste quelques secondes.... » « Et si je vous en prend deux, vous faites un prix ???? »...
Madame, j'ai un parc à la française sur 5000 m2, 2 voitures, une maison de maitre, j'ai donc les moyens mais vendre un chien a 2000 euros , c'est du vol ..ben je ne voudrais pas etre son jardinier, ni son personnel d'entretien !! ..

Alors j'en ai marre d'être obligée de rester courtoise, parce que malgré le fait que je vis depuis trente ans avec des chiens, je garde un minimum d'éducation et de respect, moi, envers mes « congénères » !

Alors je vais vous expliquer à quoi correspond le prix d'un chiot car sur le fond, est ce que vous savez vraiment ce que représente le prix d'un chiot lof né en France ? (Je ne vous parle pas des importations diverses et variées, cela sera le sujet d'un autre article).

Un petit cours de comptabilité et je suis sûr que vous ferez un rapide calcul de ce que gagne un éleveur vraiment....et peut-être qu'après cela, et « bien on me lâchera », oui je sais c'est pas très correct mais tant pis, on me lâchera, moi Françoise Martin quand je vais annoncer le prix de mes chiots et on réfléchira peut-être aux questions que je pose : sur quoi vous basez-vous pour estimer que le prix d'un chiot est cher ? Quelle est la valeur que vous donnez à l'argent ? Qu'est qui est cher et pas cher ? Est ce que le prix final de vos vacances est cher..... ?

Vous êtes prêts....allons y ....

A savoir que ces calculs ont valables pour des chiots qui vont atteindre à l'âge adulte environ 40-45klgs pour les femelles et 50-55klgs pour les mâles, et que le prix de mes chiots est normalement sur une fourchette de 1600 à 2000 euros, que je ne prends pas en compte les frais d'électricité et de chauffage pour une portée, que je ne prend pas compte l'investissement exposition pour les parents, et que je pars du postulat que la mise bas se fait normalement sans césarienne, et sans autres problèmes inhérents à une pathologie quelque conque !!!, et enfin que le chiot rejoint sa famille vers l'âge d'environ 2 mois. Que l'aliment utilisé est un premium de haute qualité et qu'enfin je ne comptabilise pas les frais d'entretien de la structure, ni les impôts, ni les frais de comptabilité etc....

C'est parti:

Les frais de vaccinations : 40 euros par chiot

Les frais de puce électronique : 50 euros par chiot

Alimentation du chiot avec aliment de qualité de 0 à 2 mois : 170 euros par chiot

Certification naissance : 25 euros par chiot

Achat de le mère et son entretien jusqu'à 24 mois (prenant en compte l'alimentation, les vaccinations, la confirmation, les recherches basiques de tares héréditaires) : 3000 euros soit 375 euros par chiots si 8 chiots

Achat et entretien male jusqu'à 15 mois: 2800 euros soit 350 euros par chiot

Cotisation minimale annuelle Mutuelle Sociale Agricole : 3000 euros soit 375 par chiot

Si nous partons sur la base d'une portée moyenne de 8 chiots, nous arrivons à la somme totale de 1385 euros de FRAIS par chiot pour une première portée.

Si vous n'avez pas le mâle à la maison, le prix de saillie est d'environ 1500 euros et vous devez rajouter les frais d'essence, les frais vétérinaire et les frais d'hôtel pour faire saillir la chienne sur plusieurs jours.

Pour une 2eme portée, les frais sont alors un peu moins importants puisque l'investissement financier d'achat de la chienne et du mâle est à déduire, cependant nous restons sur une fourchette de frais d'environ 1000 -1100 euros par chiots.

A prendre en compte, bien sûr : si nous avons plusieurs femelles, les frais du mâles sont à diviser sur le nombre de chiots par femelles.

Je vous précise quand même qu'à ce niveau là de frais, l'éleveur n'est toujours pas rémunéré......que le temps passé à mettre au monde, socialiser, bichonner vos futurs compagnons de votre vie n'est pas comptabilisé !!!

Je sens que vous restez ébahis...heu moi aussi !!! Cela faisait longtemps que je n'avais pas refais ce calcul....


Ah, petite précision : si le chiot rejoint les familles après l'âge de 2,5 mois, il coûtera à l'élevage environ 150 euros par mois resté .....et pourtant plus il passe du temps à l'élevage moins il coûte cher à la vente....pourquoi ???

Aujourd'hui la TVA est passée à 20% , nous avons " pris" 13% d'augmentation en l'espace de 3 ans, quelle entreprise peut arriver à éponger une telle augmentation ?

Et la dernière réflexion, proportionnellement, je vends mes chiots moins chers qu'il y a 10 ans ... !

Alors vous allez me dire peut-être, « mais comment vivez-vous ? » et bien il est nécessaire de savoir que les l'éleveurs, qui n'ont pas les primes des agriculteurs, bien qu'ils cotisent à la MSA... sont pour la plupart en surendettement, qu'ils jouent avec les prêts revolving, qu'ils discutent le bout de gras avec les banquiers, qu'ils font pour certains de « la quantité », qu'ils rajoutent des pensions canines dont les investissements sont très importants, quelques fois il y a un des conjoints qui travaillent à l'extérieur et qui « ramène » un salaire de secours.

Et puis il y a ceux qui ne peuvent plus boucler les fins de mois, il y a ceux dont les cheptels sont saisis, car les chiens sont encore des biens meubles, il y a ceux qui arrêtent avant la catastrophe et qui vendent ou donnent les cheptels, et puis il y a ceux qui se suicident parce que trop c'est trop.....Mais çà on n'en parlent jamais, la souffrance des éleveurs c'est tabou, cela ne fait pas la une des journaux, ce n'est pas « vendeur » l'éleveur de chiens qui s'endort à jamais....oui je sais je plombe un peu l'atmosphère...je ne suis pas toujours très drôle ou alors mon humour peut-être très cynique.....

Vous avez toujours envie de marchander...vous avez toujours envie de dire que nos chiots sont trop chers... vous avez toujours envie de dire que nous nous faisons des « c... » en or sur le dos de nos chiens....Vous voulez encore discuter le bout de gras.....

Vous comprenez pourquoi je râle contre les élevages soi disant « familiaux » qui, en plus ne peuvent en aucun cas faire de la sélection, tout simplement parce que pour être une selectionneuse, ( sélectionneur) il est necessaire d'avoir un certain nombre de chiens.
On ne fait pas de la sélection avec un couple de chiens, on fait juste de l'argent, de la concurrence déloyale, du travail dissimulé.

Alors vous allez peut-être me dire « mais pourquoi continuez-vous ? » et je vous répond « par passion du chien, et parce qu'il y a une donnée inestimable que l'on ne prend pas en compte, la liberté...la liberté malgré les contraintes, la qualité de vie...la qualité de vie dehors, en écoutant les oiseaux qui découvrent le levé du soleil, en regardant les feuilles pousser sur les arbres au printemps, et celles qui tombent en automne, en écoutant leur bruissement quand Maître Vent se lève, les premiers frimas, le premier givre qui craque sous les pieds.......

Fermez les yeux....retrouvez les souvenirs de votre enfance....laissez remonter en vous les odeurs de l'herbe fraîchement mouillée et vous comprendrez peut-être pourquoi je continue.....


Françoise Martin

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 21:37
Comme je le dis souvent , les réseaux sociaux sont, au-delà d’une passionnante possibilité de partage, le reflet de la frustration humaine, l’expression de la vulgarité, le déchainement d’une bêtise  rare et la propagation de rumeurs diverses et variées.
Je ne suis bien évidemment pas épargnée, mon nom d’affixe de sélectionneuse fort connu, mes positions tranchées et nettes sur l’éducation de nos compagnons depuis près de 20 ans, prônant une éducation positive basée sur la compréhension de l’animal et de son respect et mes fonctions syndicales font de moi une cible très souvent choisie.
 
Si je réagis parfois à ces invectives, jamais je ne le fais en citant le nom de la personne, néanmoins aujourd’hui sera différent, expression qui confirme la règle, comme on dit.
J’apprends donc grâce à un torchon de phrases publiées sur un profil de face book ….  que je partage mon quotidien avec un ectoplasme qui m’accompagne à priori 24 h sur 24 h puisque celui-ci s’exprime sur mon quotidien, mes chiens, ma vie privé,  mon état mental…  
Je remercie donc Mathieu Mauries, (producteur de chiens de différentes races) de s’exprimer ainsi sur l’hystérie qui régirait mon comportement, je suis ravie qu’au-delà tous les diplômes qu’il  cite quotidiennement, ce dernier soit également compètent en psychiatrie !
Sa présence ectoplasmique lui permet également de pouvoir connaitre  ma vie privée, se targuant  de propos homophobes primaires, propos envoyés directement dans ma messagerie privée…
 
Je pensais avoir atteint l’apothéose de la diffamation mais ce n’est pas fini !!!
 
L’image  virtuelle de ma modeste demeure dont les photos sont disponibles sur internet démontre bien de la distorsion de la réalité qui existe dans l’esprit de ce monsieur.  Mettre au monde mes chiots berger de podhale dans ma cuisine comme il l’écrit, est totalement issu de son l’imagination débordante, l’infrastructure de ma maison le rendant tout simplement impossible.
Fier de sa prestation, Mathieu (notre proximité ectoplasmique me permet cette familiarité !!)    s’époumone  pour affirmer que j’élèverais des chiens de race Bulldogs Anglais, bulldogs maladifs de surcroit,  sous un autre affixe !!!... je dois dire que là, je m’inquiète fortement pour ses fonctions cognitives.
Et je m’inquiète d’autant plus que Mathieu , porteur d’affixe fait des croisements  entre le berger d’Anatolie et le dogue du Tibet, puis des croisés de matins espagnol …seul d’un cerveau de savant fou au parcours chaotique incompréhensible peut émerger cette idée .. Sélectionner des bâtards ne semble pas être l’objectif de la Société Centrale Canine, encore moins la Fédération Internationale Cynophile même pour une finalité de travail.   
 
Et ce n’est toujours pas fini…
 
A priori n’ayant pas de troupeau, il parait impossible que je puisse connaitre et parler du comportement du chien de protection.
 Il faut croire que les patterns moteurs ainsi que les  particularités des neurotransmetteurs de ces grands protecteurs ne puissent être étudiés qu’avec la présence d’un troupeau.
Il faut croire également que l’expression de ces patterns moteurs ne pourrait s’exprimer qu’en présence d’un troupeau.. Raisonnement totalement dénué de sens quand on connait la définition propre d’un pattern moteur… Les races de protection ont des façons spécifiques de travailler et faire abstraction de ces spécificités intrinsèques en les «  fourrant dans le même seau » met en avant une méconnaissance comportementale évidente.
Curieux pour un soi-disant scientifique, je m’inquiète franchement..
 
Serait-il possible que, vivant depuis près de 25 ans avec des chiens de protection en particulier mes bergers de tatras ( ou podhale), vivant également avec des grands molosses d’Asie centrale depuis bien  plus longtemps que les quelques années de production de Mathieu, serait-il possible que mes connaissances et mes compétences ne soient qu’illusoires ???....
Comment pourrais-je alors accompagner une éducatrice canin et  les propriétaires de berger d’Anatolie, propriétaires complètement néophytes en chien, vivant en plus en appartement-maison (600m de terrain) berger d’Anatolie vendu par un soi-disant connaisseur des besoins vitaux essentiels de cette race (le troupeau indispensable !! ), moi je dis cela, je dis rien …
 
Et ce n’est pas encore fini …
 
S’il est vrai que je n’ai aucune légitimité pour parler de pastoralisme (ce qui est diffèrent que de parler de chiens)  Mathieu …, possédant 20 chèvres … semble être, quant à lui, fort à même d’en parler.  En revanche, cette légitimité  autoproclamée lui semble être  fortement contestée par des bergers professionnels dont les têtes de troupeau semblent approcher plus facilement les centaines voire plus, en tout cas plus que la vingtaine..
Néanmoins sa prose sur le sujet du chien de protection de troupeau alimente régulièrement sa toile, prose étant un amalgame de choses vraies matinées de faux, un mélange de différentes élucubrations diverses et variées.
Mes connaissances sur l’évolution du pastoralisme, le maintien des espèces protégées prédatrices présentes sur notre territoire, et donc la problématique de la prédation des troupeaux sont, bien évidemment, totalement livresques, je me permets donc de donner à Mathieu la possibilité se documenter sur des récentes études grâce aux liens inscrits en fin d’article.
J’espère que ce partage lui sera d’un grand secours.
 
Je souhaite, enfin, que les messieurs en blanc ne viennent pas le chercher trop rapidement car je ne voudrais pas être privée de la lecture de sa prose sur les sujets pastoraux, cela serait d’une frustration trop importante, de grâce que personne ne le signale !!
 
Françoise Martin.
 
http://www.cbei.fr/IMG/pdf/chiens_de_protection.pdf
http://www.cbei.fr/IMG/pdf/transhumance_2007.pdf
http://www.cbei.fr/IMG/pdf/Porcher_Lecrivain.pdf
http://www.cbei.fr/IMG/pdf/Planloup2013-2017.pdf
http://www.cbei.fr/IMG/pdf/Chiens_et_chiens_de_protection-.pdf

 

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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 10:05

 

Stoïque… habituellement  je ne réagis pas devant les torchons dont je suis le sujet principal, torchons véhiculés sur les réseaux sociaux,  défouloirs des névroses humaines, frustration, jalousie, etc… Des groupes de discussion qui sont, au nom de la liberté d’expression, une large cuvette dans laquelle certaines et certains expectorent leur fiel sans retenu, comme un vomi répétitif qui s’entasse…. Vomi qui finit par prendre une odeur de rance, une odeur de fosse oubliée….un vomi sans consistance qui, pourtant, devient le quotidien d’une pimprenelle sans cervelle qui croit que de mordre à tout va sera la solution à sa problématique existentielle.

Même si la crise d’adolescence n’est pas une étape obligée, il s’avère que pour certaines et certains cette étape soit à franchir à l’âge adulte…mieux tard que jamais ne dit-on pas !!! Néanmoins je n’ai aucune velléité à endosser le rôle d’une figure parentale, encore moins celle de servir de punchingball a cette pimprenelle en crise d’identité.

Que l’on « m’aime » ou que l’on ne « m’aime pas », je n’en ai cure… depuis longtemps je préfère laisser certains de mes congénères dans le caniveau qui leur sert d’habitat, et m’occuper de faire mon job le mieux possible.

Cependant, lorsque mes compagnons sont directement concernés, ainsi que mon métier, l’animalité enfouie au fond de moi refait surface et réagie devant de tels ramassis d’imbécilités.

J’adorerais recevoir des leçons.. seulement quand « on » tente de vouloir en donner, il serait nécessaire d’avoir les savoirs et les connaissances pour, au lieu de véhiculer un monceau de d’absurdités.. un exemple : les ergots seraient parait-il exclusivement transmis par la mère … ben voyons, j’aimerais tellement connaitre la thèse scientifique qui sert de support à une telle idiotie… dommage pour la pimprenelle sans cervelle : y en a pas  …pour cause !! 

Aborder le sujet des ergots  quand « on » ne fait pas la différence entre un ergot flottant non ramifié et un ergot articulé, voir un double ergot cela manque un peu de savoir… quant à la connaissance de la myélinisation : J’ose même pas y faire allusion… Stigmatiser toute une profession en mettant dans le même panier tous les individus, faisant alors passer les sélectionneurs pour des « bouchers »,  des bourreaux allant jusqu’à parler de maltraitance animale, cela dénote simplement un manque d’intelligence :

« Le problème avec certains cerveaux trop fermés, c’est qu’ils sont accompagnés de bouches trop ouvertes »….

Il est vrai que de sortir des phrases d’un contexte est la technique pour les « sans cervelles » de pouvoir dire quelque chose et de tirer les regards vers soi.

Ayant eu le »malheur » de dire un jour que la coupe d’ergot quelques heures après la naissance pouvait être sans traumatisme pour le chiot, je ne pouvais pas imaginer que cette simple phrase serait le couperet qui allait annoncer ma mise au pilori !!! (je parlais, bien évidemment des ergots flottants).

Et en plus.. la honte …mes Bergers d’Asie Centrale viennent d’un pays où les oreilles sont  coupées, et font de moi le pire individu que la terre ait porté !!

Assez drôle d’ailleurs de clamer haut et fort ces notions de bien-être animal quand la petite pimprenelle se pique, en plus,  d’avoir des connaissances en éducation et qui  a tour de bras prône l’utilisation du collier électrique et collier anti aboiement divers et variés .…ou bien fait tracter des pneus de voiture en montée, pendant des "ballades" sur des chemins en montagne en plein mois de juin ..pour soi-disant muscler son chien....  comme quoi tout est relatif !!!!...

Et comme la lapidation ne s’arrête pas là de la part de la jeune pimprenelle qui n’a jamais rien fait dans le « monde du chien », son seul exploit: vivre avec deux chiens de race Berger de Podhale.. je vais donc simplement réexpliquer certaines bases qui semblent avoir du mal à être comprises :

   
  • Avoir un cheptel, indemne de dysplasie depuis près de 20 cela s’appelle de la sélection

  • Avoir un cheptel indemne de myélopathie dégénérative, cela s’appelle aussi de la sélection

  • Avoir un cheptel en cours de contrôle de dysplasie du coude, cela s’appelle aussi  un travail d’évolution dans la sélection

  • Avoir l’intégralité (à quelques exceptions près) des reproducteurs en cotation Recommandée, voir Elite A, Elite B, cela s’appelle toujours de la sélection.

  • Avoir produit depuis 1998, 15 chiens Champion de France, 2 Chiens Champion du Monde, 3 Chiens Champion d’Europe, et deux doublés en Champion du Monde et d’Europe, plus 2 Chiens Champion de Pologne (pays d’origine de la race) et une multitude de Champions Internationaux et des autres pays, cela s’appelle encore de la sélection (phénotypique cette fois.. un mot compliqué à apprendre ! )

  • Travailler sur la plasticité cérébrale des chiots, cela s’appelle encore de la sélection.

 

Alors oui : 

* Oui je suis une sélectionneuse, je le revendique haut et fort…

* Oui je connais parfaitement la race que je sélectionne, du bout de la queue au bout de la truffe même si celle-ci présente une couleur parfois rose, que cela déplaise à certains…

* Oui  j’ai des savoirs en génétique…

* Oui  je fais partie de ces sélectionneurs qui savent utiliser la consanguinité comme une technique de sélection aussi bien en in-breeding qu'en line breeding ( mots compliqués à apprendre !! )

* Oui j’ai, également, des savoirs en cynotechnie..

* Oui  je possède une des plus grosses parties des archives de la race Berger de podhale en France…

* Oui mon affixe " les Arcanes d'Hermes" est certainement très connu, voir mondialement connu 

* Oui je sais reconnaitre un chien avec un potentiel d’un autre qui n’en a pas.. .

* Oui j’ai, ce que l’on appelle, un « œil »..

* Oui certains disent que j’ai la tête comme un melon, et pourtant je ne dis que la vérité mais j’ai l’outrecuidance de la dire, cette vérité   !!!


En conclusion : il y a de la place pour tout le monde, certains veulent la mienne, et bien qu’ils s’en donnent les moyens. Et pour être encore plus claire, je vais reprendre une des phrases d’une chanson à Jane Birkin juste en changeant le prénom : « Je m’appelle Françoise Martin, et je vous em… ! »

 

Françoise Martin

 
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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 11:50

La coutume de la fin d’année, le rituel des vœux…. Déjà petite cela me « gonflait » littéralement, et pendant des années j’ai posé cette question à  ma mère « pourquoi  faut-il que je dise bonne année et que je les embrasse ? Je les aime pas ces gens » et tous les ans ma mère me répétait : « c’est comme ça, çà se fait, c’est la coutume, et puis ça va pas te tuer » !!.. Et tous les ans une espèce de borborygme sortait de ma bouche «  brrrrrone rgnannée » et j’essuyais mes joues des baisers baveux que je n’avais surtout pas envie de recevoir.


 Pour l’origine des vœux de la nouvelle année, un certain courant de pensée affirme que cela remonte à la Rome antique, le 1er janvier était un jour de fête dédié au dieu Janus, qui possédait 2 têtes, l’une regardant vers l’avant et l’autre vers l’arrière, ce qui voulait dire qu’il voyait en même temps le passé et le présent -avenir.


En me retournant sur cette année 2013, je vois la souffrance des êtres aimés, je vois la douleur des uns et des autres, la maladie qui en a brisé certaines, je vois la haine dans certains regards, la violence dans les propos contenus, l’impuissance dans l’agressivité d’inconnus, la peur de la différence qui entraine ce monde dans le racisme, l’homophobie, la folie du bouc émissaire… certaines et certains ont décidé de quitter cette vie, d’autres cheminent jour après jour, le regard éteint, courbés par le poids de la complication de vivre.  Que de solitudes, que de larmes versées, que de vies déchirées, que d’yeux vides d’émotions….


Je pourrais réaliser ce fantasme d’enfant grincheux, renâclant à la coutume ancestrale et aujourd’hui  souhaiter  une très  mauvaise année à tous ceux qui ont été un des maillons de ces souffrances, de ces désespérances, de ces disparations, j’y pense, je pourrais…mais …souhaiter quelque chose à…... n’est-ce pas lui souhaiter encore quelque chose ???  Alors, j’ai décidé de prendre un autre chemin et comme le titre d’un écrit de Boris Vian, j’irai tout simplement cracher sur leur tombe avec tout mon mépris.


Parmi ce champ de désolation, des parcelles de soleil, des parcelles de sourires, des parcelles d’amour, des parcelles de bonheur, des parcelles de fleurs qui s’ouvrent …. Juste des parcelles de bonheur apportées par les uns et par les autres. C’est fragile, parfois caché, parfois si subtile que la noirceur a tendance à l’occulter… pourtant c’est là, à portée d’une main tendue, juste à portée d’une oreille attentive, juste à portée d’un œil acéré… acéré à la beauté, acéré au bonheur, acéré à l’amour….


Et comme la 2ème tête de Janus je regarde vers l’avenir, et pour ceux qui ont été les maillons de cette chaine de petits bonheurs, je leur dis qu’ils ont une place dans mon « cœur », que cette année qui est nouvelle, elle sera aussi, certainement, entre maillée de sourires, d’éclosions d’amour, de petits bonheurs, de grands éclats de rire, je leur dis que j’aimerai qu’ils la traversent à mes côtés pour partager ces moments rares  et si j’avais le pouvoir , celui dont rêvent les enfants, celui qui permet de tout transformer ..  Je leur ferai un autre monde plein de bonheur, de prospérité et de tranquillité ….


 La deuxième partie de la légende de Janus est la suivante : « On prétendait que celui qui saluait l’arrivée du 1er janvier en s’amusant, et en souhaitant toutes sortes de bonheur, passerait une année heureuse et prospère »….. Mon cynisme m’a rattrapé !! …

 

Françoise Martin

 

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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 07:57

Elle était des nôtres… pas toujours aimée, souvent critiquée néanmoins elle était des nôtres…des choix pas toujours judicieux, des rencontres pas toujours porteuses…une vie personnelle tourmentée  néanmoins elle était des nôtres….Mise sur la scène médiatique de la télévision, car personne d’autre de notre profession n’avait voulu s’y risquer,  elle a su mettre sous les lumières des projecteurs une profession méconnue , profession venant en aide à des personnes démunies devant des comportements canins totalement  ingérables. Peu importe le ridicule poussé parfois au maximum, l’habillement cuir imposé par la production de la chaine en faisait partie, elle a été, pour beaucoup de jeunes professionnels, un déclencheur de leur avenir. Œuvrant pour la profession, pas toujours bien accompagnée certes, elle a été, néanmoins,  un maillon vers la compréhension du chien et de son respect.

 Elle était des nôtres… au-delà d’un côté midinette dont elle se servait parfaitement, il ne fallait pas s’y tromper, elle était de celles qui sur le terrain connaissait parfaitement le chien, son approche humaine et sa sensibilité à fleur de peau cachée derrière un immense sourire permanent lui permettait de cerner rapidement les propriétaires de chien problématique.

Elle était des nôtres… et même si pour des raisons professionnelles, nous nous étions accrochées, engueulées et éloignées , sa mort ne me laisse pas indifférente, je dirais même qu’elle me met face à une réalité, la souffrance… la souffrance de l’humain qui lorsqu’elle devient insupportable ne laisse alors comme échappatoire que la mort, Karine Molinié a, le jour de son anniversaire, fait le grand saut, son arme à la main, dans cet endroit qu’elle aimait tant. Son sourire avait, pour beaucoup d’entre nous, cachée cette souffrance existentielle qui la rongeait.

Elle était des nôtres…et j’ai un goût amer dans la bouche car même dans la mort, elle s’est retrouvée seule,  personne du microcosme canin n’était présent à ses funérailles..

Elle était des nôtres… présidente d’une association de professionnels … proche d’un monde vétérinaire avec qui elle avait largement collaboré et  totalement absent.. et des milliers d’amis sur face book.. .quelle ironie macabre …

Cette année, nombreux sont de nos collègues, consœurs, confrères, quelque soit leur profession dans le milieu canin et félin,  qui n’ont plus voulu supporter ce qui devenait pour eux l’insupportable, comment ne pas réagir ? Comment ne pas se poser des questions ?, comment rester de marbre devant cette souffrance humaine ?

Notre syndicat ne doit-il pas, au-delà des problèmes politiques, des problèmes de législation, de cotisation etc etc…, réfléchir sur l’humain, amener un brin d’humanité et  peut être créer dans un futur proche , une cellule d’écoute et d’aide psychologique ???

Aujourd’hui, je ne sais plus ce qui est important, je ne sais plus si je dois me battre encore pour des professions, je ne sais plus si j’ai encore ce feu sacré qui depuis plus de 25 ans me fait avancer toujours et encore… l’amour du chien certes mais en parallèle cette souffrance qui va de paire, la souffrance de l’éleveur et de l’éleveuse confronté à l’envers du décor , décor de plus en plus lourd à porter, la souffrance physique des toiletteurs , la souffrance des éducateurs, éducatrices et comportementalistes face à la souffrance animal, et humaine …. Est-ce que nos professions vont être réduites à la souffrance des uns et des autres  où l’amour du chien ne fera plus un jour pencher la balance du « bon » coté…

Elle était des nôtres… et aujourd’hui sa mort va décider certainement de l’orientation de mon avenir…

 

Françoise Martin

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18 juillet 2013 4 18 /07 /juillet /2013 13:37

Certains croient être des maitres à penser protégeant contre vents et marées des dictats venant d’un autre siècle, refusant d’évoluer comme si  le fait de reconnaitre qu’un chien ou chat ait des émotions, une possibilité de réflexion, une conscience de soi, puisse les mettre en péril dans leur soi-disant supériorité d’être humain…   Leur bêtise, leur incroyable idiotie qui vient d’éclater à la face du monde vont se charger de les montrer du doigt…Se croyant plus grand, plus gros, plus fort que nous tous, le chef de file de ce courant de pensée arriéré vient d’auto programmer enfin sa célébrité… à titre posthume …

Depuis 1943, des passionnés de renforcement positif ont travaillés avec le clicker…ce petit instrument utilisé pendant le débarquement de Normandie pour pouvoir permettre aux parachutistes de se reconnaitre entre eux.

Depuis plus de 20 ans voir 25 ans, le clicker training accompagne officiellement les plus grands dresseurs de par le monde, accompagne les soigneurs animaliers des animaux marins, et des animaux « sauvages » captifs car soigner avec la coopération de l’animal est quand même plus simple, plus facile et plus respectueux que la force et la contrainte. En 1992 Karen Pryor biologiste du comportement, avec une longue expérience dans le monde des animaux marins, anime avec Gary Wilkes et Ingrid Schallenberger  à San Francisco un séminaire où 250-300 éducateurs canins sont présents et le clicker training explose au grand bonheur des animaux.
En France, cette méthode fait son apparition en 1999 grâce entre autres à Catherine Collignon qui sera et est toujours la figure de proue de son apprentissage.

Par convention internationale et mondiale, le clicker training est une méthode de travail exclusivement basée sur  le renforcement positif associant le plaisir et la coopération d’un animal dans les soins, les exercices, le dressage.
Plus qu’une méthode de travail, c’est d’ailleurs devenu, pour certains, une philosophie de vie.

Aujourd’hui, en 2013 le petit chef d’une « cour des miracles » associe le clicker à un renforcement négatif, vous avez bien lu : le clicker associé à la douleur…pauvre fou… pauvre humain qui ne sait plus comment gigoter dans le désert de sa folie  pour pouvoir encore exister, alors aujourd’hui  je vous fais faire un tour de piste, petit humain,  je vous mets une nouvelle fois en lumière, je vous montre du doigt simplement pour que la communauté entière internationale et mondiale puisse une nouvelle fois pleurer sur la bêtise humaine, celle qui consiste à utiliser l’animal dans le laboratoire de la folie, et le pire : le mettre en scène , visible sur la grande toile d’internet….l’acteur est un jeune  chien muselé, avec un collier torquatus, plus un collier étrangleur, subissant des « coups de sonnettes » accompagné du click, ce fameux click qui ne devrait être que du bonheur  et qui devient par votre responsabilité le synonyme de douleur….Effarée par tant de bêtise, effarée par le machiavélisme d’un cerveau dérangé, impuissante devant  l’impensable je ne peux que vous rappeler l’article n° 7 du Décret n° 2004-416 du 11 mai 2004 portant publication de la convention européenne pour la protection des animaux, traduit également en droit français en 2008 sous l’Art. 214-24.

« Aucun animal de compagnie ne doit être dressé d'une façon qui porte préjudice à sa santé et à son bien-être, notamment en le forçant à dépasser ses capacités ou sa force naturelles ou en utilisant des moyens artificiels qui provoquent des blessures ou d'inutiles douleurs, souffrances ou angoisses. »

« Art. R. 214-24. - L'exercice des activités d'éducation et de dressage d'un animal de compagnie dans des conditions de nature à lui infliger des blessures ou des souffrances inutiles est interdit. »

J’espère, je souhaite que toute notre communauté nationale et  internationale travaillant avec les méthodes amicales et positives, le clicker training en particulier puisse se rappeler qu’en France il existe un individu atteint de déficience intellectuelle, (pour ne pas dire crétinisme) qui n’a toujours pas compris que la relation avec un animal est une relation basée sur le respect et l’amour, que cela soit dans l’éducation comme dans la rééducation.  Votre nom restera alors gravé … certainement pas dans le sens où vous l’auriez souhaité. 

 Françoise Martin

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 16:47

Premier mai 2013, le jour du porte bonheur, ce muguet si attendu, si porteur d’espoir, que cette tradition perdure depuis des centaines d’années et ce depuis le 1er mai 1561 grâce à la régente Catherine de Médicis. Dans le langage des fleurs le muguet voudrait dire « le retour du bonheur » certaines croyances ont la vie longue néanmoins quand elles apportent sourires, tendresse et étincelles dans les yeux, elles me plaisent.

D’autres pourtant ont la vie dure, et c’est justement quelques jours avant ce 1er mai que ma rage a de nouveau surgie comme une mer en furie, lisant les conseils d’une propriétaire de chien à une autre propriétaire de chien concernant un jeune chiot de quelques mois qui mordillait les pantalons : le prendre, lui mordre l’oreille, également lui coincer les babines en attrapant sa mâchoire et du coup il ouvre la gueule, sa mère fait pareil quand elle corrige les chiots…Voila nous sommes en 2013, et ce genre de « conseils » est encore véhiculé sur la « toile »,  la personne n’a même pas conscience de la violence, de la maltraitance effective et des conséquences dramatiques possibles répondant de plus à mon intervention « faut pas exagérer, je ne suis pas un monstre »…c’est vrai que tout est une question de nuances personnelles…

Je me penche alors sur la lecture d’une  nouvelle revue de la presse vétérinaire « le comportement animal », et en particulier un article rédigé par une vétérinaire-comportementaliste, dont l’introduction commence comme ceci, je cite « en matière des préventions des troubles comportementaux canins, le vétérinaire détient un rôle primordial. Acteur intermédiaire entre l’élevage et le futur acquéreur il représente le principal réfèrent vers lequel l’adoptant va se tourner ».

Au-delà du fait que cette introduction me semble très légèrement suffisante (dans le sens de suffisance), là aussi les croyances ont la vie dure !  En effet après ma lecture, je reste dubitative sur les connaissances totalement passéistes voir même aberrantes de cette vétérinaire-comportementaliste et je me pose la question de la définition de référent dans les savoirs de la soi-disante élite de la nation. Il s’avère que cet écrit date, si ma mémoire est bonne, de 2006, soit dejà de plus de 6 ans… et néanmoins il sévit encore dans une presse sensée être novatrice. Le pire n’étant pas le nombre d’années mais le ramassis de croyances et de poncifs transmis, malheureusement, à des fins d’information voir de formation, poncifs totalement arbitraires, sans aucunes données scientifiques. Si cela était les seules ganacheries écrites…mais l’auteur prône un élevage familial, en milieu urbain pour l’équilibre des chiots, jetant ainsi l’opprobre sur toute une profession, alors que la plupart des professionnels ont des connaissances largement supérieures à celles exposées dans cet article.

Comme d’habitude, certains me disent : allez, ferme les yeux, et passes à autre chose… et bien non je ne veux pas me taire parce que mon éthique de pensée ne me permet pas de laisser la violence être exposée comme un modèle d’éducation, et il est hors de question que des professionnels, dont je fais partie soient la cible de petits cols blancs dont les connaissances s’arrêtent à un dogme enseigné datant des calendes grecques.

Quelques exemples des parties de l’article :

  • Nous avons : « Pour la favorisation de la compétence maternelle et donc la mise en place des autocontrôles » :, la compétence maternelle est exclusivement le fait d’accepter ses chiots, les nourrir et les protéger. Les autocontrôles n’ont absolument rien à voir avec une compétence maternelle.
  • Ensuite : « La mère elle-même équilibrée et mature doit se trouver dans un environnement calme et non stressant et demeurer au contact de sa portée jusqu’à l’âge de 8 semaines » : Quel est le sens d’équilibrée ? Et sur quelle base scientifique vous basez vous pour justifier le fait que la mère doit rester au contact de la portée jusqu’à 8s ? Parce qu’à ma connaissance il n’y en a pas.
  • Puis : « si la portée est trop nombreuse l’éleveur doit pratiquer la ré-adoption par une autre femelle » : comment une portée peut-elle être trop quelque chose… et donc trop nombreuse ? sur quoi se base cette affirmation ? et à partir de combien de chiots serait-elle soi-disante trop nombreuse : 5,8,10 ?
  • Enfin : « Une mention particulière doit être apportée quant à l’âge moyen de la vente qui d’une manière générale ne pas intervenir avant 8s et ne pas dépasser 12 semaines: alors avant 8 semaines c’est simple, c’est interdit c’est la loi..mais ne pas dépasser 12 semaines : pourquoi et sur quelles données scientifiques vous basez vous ? à ma connaissance aucuns travaux ne peuvent étayer cette affirmation. Quant aux chiots qui ont dépassés 12 semaines…les pauvres bêtes !!!!!
  •   Nous arrivons à : « Privilégier un élevage en milieu urbain, utilisant plusieurs sources de stimulation (ou cd bruitages), ou organisant sorties dans des rues, marchés ou gare » : il est connu que le milieu rural est le « désert de Gobi » n’ayant aucune source de stimulation, et appauvris dans les moyens de communication… !!!
  • La cerise sur le gâteau !: « Privilégier un élevage familial pour un futur chien de famille » : le terme élevage familial n’existe déjà pas, puis je me pose la question suivant : nous professionnels nous élevons quoi …si cela n’est pas un futur chien destiné à la famille pour la plupart ??? des chiens de campagne, des chiens de montagne, des chiens de plaine, des chiens de rue, des chiens de refuge, peut-être des chiens errants…..
  •  Et pour finir « Le bon déroulement du développement comportemental du chiot dont entre autres l’acquisition de son équilibre émotionnel est étroitement corrélé au choix judicieux de l’élevage » : ceci est la 2eme introduction de cet article, si effectivement l’équilibre émotionnel semble essentiel pour une vie sereine, c’est uniquement par le processus de maturation de la zone préfrontal du cerveau que la gestion des émotions peut être effective. Jusqu’à preuve du contraire la maturation du chiot entre sa naissance et l’âge de 12 semaines n’est certainement pas terminée, ce qui laisse supposer qu’en aucun cas il ne peut y avoir acquisition d’un équilibre émotionnel chez l’éleveur, il ne peut y avoir alors que préparation à une potentialité d’équilibre émotionnel futur, et plus simplement à une plasticité cérébrale.

Pour être acteur, et bon acteur, plusieurs paramètres sont indispensables le premier est de connaitre parfaitement son texte, alors restez spectatrice Madame…. Pour servir d’intermédiaire il est nécessaire de connaitre les deux entités que l’on côtoie…alors restez à votre place Madame…celle de médecin.  Le texte n’est pas appris et une des entités, soit le monde l’elevage est totalement méconnue, le terme de référent me semble, alors, effectivement, très suffisant….

Françoise Martin

 

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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 10:27

Cynophilie, mégalomanie …..le grand, le talentueux,  le meilleur, celui qui sait, celui sait tout…le Maître de l’éducation canine et son alter égo remuent leurs petites mains et leur petits pieds… faire un tout petit peu de vent,  juste une légère brise  en tentant de s’approprier comme une dernière révérence de vieil acteur des termes inhérent depuis tant d’années à cette profession. Gourou des temps modernes, utilisant les medias internet comme véhicule de propagande, la peur comme moyen d’action… interprétant en même temps les 3 personnages chers à karptman : victime, persécuteur et enfin sauveur…..  Jouant à merveille le rôle du « pôvre » Calimero avec sa petite coquille, puis nous présentant, quelques litanies plus tard un avenir apocalyptique pour la profession, pour enfin proposer moyennant cotisation son épaule de sauveur pour « LE» métier …comment : cotisation…oups pas de bénévolat ????.... quelle déception.. !

Cynophilie, mégalomanie…une autre forme, un autre genre… tenant dans les mains les soi-disant savoirs d’une régulation hypothétique, il sillonne la France avec pour tout bagage quelque chiens instrumentalisés bras armés d’un  pseudo sorcier que l’éthologie a laissé sur le bord du chemin. De nombreux chiens malmenés, abimés, percés lors de « démonstrations », des soins importants sont nécessaires pour les remettre sur pied, certains ayant été entre la vie et la mort pendant de longs jours, d’autres auront en plus de lourdes séquelles vis-à-vis de leurs congénères  et  tout cela pour transmettre … rien.  RIEN ou tout du moins AFFABULATION car en dehors d’un groupe social organisé, il n’y a pas de régulation de quoique ce soit, c’est tout simplement impossible, seul l’existence de liens plus ou moins serrés permette l’intervention d’un individu dit régulateur, de plus cette régulation ne peut, en aucun cas, être faite par un individu agressif. Qu’il existe des chiens plus communicants que d’autres certainement, qu’ils puissent « servir » à des éducatrices ou éducateurs comme des « figures » stables certainement , en revanche cela s’arrête là.

Que cache cet inconscient, inconscient n’appartenant qu’au « sujet « parlant d’ailleurs….que cache donc cet inconscient qui va entrainer l’humain dans une mégalomanie , surestimation de soi, capacités surdimensionnées, voulant pour l’un s’approprier la gestion d’un métier et pour l’autre la gestion d’un groupe de chiens étrangers les uns des autres …. Peut-être pour l’un la peur de perdre ce qu’il a si durement atteint…et pour l’autre une dissonance cognitive qu’il serait certainement intéressante à étudier de près….Néanmoins chez l’un comme chez l’autre, la finalité est que des chiens , qui n’ont rien demandés, vont souffrir encore et encore … folies des êtres humains …

 

Françoise Martin

 

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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 10:48

Et j'entends râler les pros.. et j'entends râler les pros... et j'entends râler les pros... une obligation de formation (L'arreté du 31 juillet 2012 entrait en vigueur le 1/01/2013) tous ls 10 ans !!! quelle horreur, quel investissement de temps...tous les 10 ans!!. Trêves de sarcasmes et de plaisanteries, aujourd'hui se former est une necessité, la formation est un processus qui permet d'entretenir ou de reactualiser des capacités et compétences nécessaires à l'exercice d'une profession déterminée, cela peut-être egalement un processus qui permet à un professionnel d'adapter ses competences aux exigences specifiques d'un métier dans une organisation donnée, afin de se specialiser dans un domaine ou au contraire d'elargir son champ d'intervention, c'est aussi un processus qui permet à un travailler de prendre du recul par rapport à sa pratique et de repenser ou de repositionner son projet professionnel ( Source: Gerard FM, diagnostic enjeux et perspectives du concept d'efficacité en formation).

Je vous entends, je vous écoute et je vous lis, la plupart d'entre vous parle de leur activité comme d'un métier, revendique même fortement la notion de métier: éléver c'est un métier, pensionner c'est un métier, éduquer c'est un métier, la plupart d'entre vous  revendique des diplômes, revendique une reconnaissance des pouvoirs publiques, du Ministere de l'Agriculture, se plaignent des "particuliers" du travail au noir etc...

Vous avez un métier , pour certains depuis de nombreuses années, pour certains sans diplôme si ce n'est le certificat de capacité ( qui n'est d'ailleurs pas un diplôme, et qui pour certains fait sourire sur les connaissances demandées), votre experience est inestimable, c'est certain neanmoins vos connaissances sont-elles vraiment les bonnes? Elles l'étaient certainement, il y a longtemps, des années ont passées, tout à evolué, les recherches aussi. Les éléveurs travaillent avec un potentiel génétique, sont-ils réellement formés pour comprendre , apprécier, ont-ils vraiment la connaissance pour faire reconnaître la compétence d'un savoir faire? Les éducateurs travaillent avec un individu vivant dont les derniers courants de pensées abordent le respect, l'émotion, l'empathie le ressenti etc.... Loin de l'animal machine de Descartes.... Pourquoi faire l'acquisition de ces nouveaux courants de pensée? Pour être plus performants, plus à l'écoute du client... les pensionneurs confrontés à la notion de bien être animal , d'enrichissement du milieu...bien loin du simple parc clôturé...

Vous revendiquez la reconnaissance, vous revendiquez la competence, vous revendiquez le savoir-faire... et si avant toutes choses vous acceptiez de vous remettre en cause et si vous vous posiez les bonnes questions, honnêtement, devant de votre glace, entre vous et...vous... aujourd'hui ou demain... des questions comme:

*Depuis combien de temps, je n'ai pas ouvert un livre sur l'espece avec laquelle je travaille?

* Depuis combien de temps, je n'ai pas ouvert un livre sur les courants de pensées récents?

*Depuis combien de temps, je n'ai pas ouvert un livre sur...sur...sur...?

Depuis de combien de temps , en fait , je reste sur mes acquis avec ma seule certitude et sans remise en cause?????

Alors juste ces questions...juste cela pour commencer..................................

 

Françoise Martin

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 16:09

Nous voilà enfin dans un domaine..les rois du monde !!! la France est en tête de la population la plus râleuse suivant un sondage assez sérieux d’Opinion Way, tellement râleurs qu’une célèbre assurance a créer un  Championnat Français des râleurs.

Râleurs et pessimistes car il ne suffit pas visiblement de râler, nous rajoutons en plus le pessimiste, c’est simple, même la Mongolie est devant  nous sur la « carte mondiale du bonheur » !

Le cocktail des deux est explosif et le « appelez-moi le Directeur » de la célèbre publicité télévisée devient un modèle de pensée et de fonctionnement.

Tout le monde râle, tout le monde se plaint et notre monde à nous « celui des chiens et des chats » n’échappe pas à la règle.

Le problème n’est pas de râler ou de se plaindre, c’est même assez bénéfique puisque c’est une manière d’évacuer ses frustrations, ses souffrances, la question est de savoir est ce que râler est simplement « une soupape de sécurité » ou bien est ce que râler implique  des solutions aux problèmes sous-jacents exposés ?

La plupart les râleries ou les plaintes tombent dans le vide, pas entendues, pas comprises, pas adressées à la bonne institution, la bonne personne, la plupart nous râlons dans le vide.

Si c’est juste une soupape de sécurité alors râlons çà fait toujours du bien ! Par contre si derrière la râlerie ou la plainte il y a une réelle demande, posons-nous les bonnes questions : est-ce que cette demande peut-elle être vraiment comprise ou pas ?  est- ce que l’interlocuteur choisi est-il le bon interlocuteur, la bonne cible ? est-ce que l’agressivité est-elle le bon moyen pour s’exprimer. Vous allez me dire : ou veux-tu en venir avec tout cela ?

J’y viens…

J’y viens mais peut-être pas dans le sens ou vous le souhaiteriez, en tout cas pour ceux qui n’ont pas arrêter de se plaindre et de râler tout au long de cette année….J’y viens et je dis à tous les râleurs ok moi je sais ce que vous vivez, moi je suis sur le terrain comme vous, moi je vis les mêmes galères comme vous, moi, comme vous, je compte les sous à la fin du mois pour payer les croquettes, moi  je sais comme vous faire des prouesses d’équilibristes pour boucler une fin de mois, moi je sais comme vous qu’il y a des jours ou je me prends la tête entre les mains en me disant « ma passion va me faire mourir », et comme vous je continue parce que cela ne s’explique pas avec des mots, c’est dans les tripes l’amour du chien.

Comme vous, il y a longtemps j’ai râlé contre le Syndicat car finalement il faut bien un responsable et le Syndicat est tout trouvé et là on s’en donne a cœur joie, le syndicat ne défend pas les éleveurs, le syndicat ne prend pas position, le Syndicat est vendu aux « gros » éleveurs, le Syndicat et la MSA sont en « cheville », le Syndicat touche des pots de vin,  le Syndicat …le syndicat…le syndicat….blablabla…cette année vous vous êtes déchainés, déchainés sur vos pairs du Syndicat sans réflexion, sans une once de question, vous avez été jusqu’à l’absurde, le mettant au pilori sur les medias sociaux parce que c’est simple, facile…poussant, les yeux fermés, avec votre horde un pseudo syndicat …en avant de la scène , sa chute ne sera d’ailleurs plus que haute, vous laissant aveugler par des promesses qu’il ne pouvait pas tenir du fait de son illégitimité.

Vous avez rejoint des collectifs dont les solutions à vos revendications ne sont ni plus ou moins des reprises de propositions du SNPCC de 2008, perdant votre énergie car le monde politique n’a que faire de petit groupement gigotant dans le vide.

Ma différence aujourd’hui avec vous, est qu’il y a longtemps j’ai ouvert les yeux, regardé différemment, poser les bonnes questions, et réfléchis. Je ne vous donne pas une leçon de moral, je dis simplement :

Vous voulez faire avancer les choses alors arrêtez de vous disperser dans des actions totalement inefficaces, suicidaires….

Vous voulez faire avancer les choses alors réfléchissez et arrêtez de croire toutes les imbécilités qui circulent sur le Syndicat, sans aucun fondement car vous êtes-vous poser la question : sur quoi de concret se base ces affirmations ? le dossier sur la MSA par ex : qu’est-ce que vous avez comme données précises pour valider les affirmations totalement fantaisistes de certaines personnes ?

Vous voulez faire avancer les choses alors mouillez la chemise et participez réellement au travail du Syndicat. C’est facile de critiquer, d’agresser c’est facile ..surtout quand on ne se donne pas la peine de vouloir savoir exactement ce que nous nous faisons tous les jours, quotidiennement, parfois dans l’ombre car les dossiers sont parfois tellement sensibles qu’ils ne peuvent être exposés.

 

Vous voulez que vos plaintes et vos râleries puissent être entendues alors exprimez les au bon interlocuteur  tout en sachant que ce dernier n’est pas le Père Noel : les miracles ne sont pas dans sa hotte…par contre tout sera fait pour que l’avenir puisse  être envisagé avec plus de douceur, plus de joies, plus de reconnaissances.

 

Une montagne de travail, une montagne de dossiers, une montagne à gravir ….ce que nous voulons, nous tous, membres du Syndicat c’est que de ces montagnes n’accouchent pas de souris …et pour y arriver c’est de vous tous que nous avons besoin, alors rejoignez-nous au lieu de vous disperser car seule la force est le nombre.

 

Françoise Martin

 

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