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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 21:37
Comme je le dis souvent , les réseaux sociaux sont, au-delà d’une passionnante possibilité de partage, le reflet de la frustration humaine, l’expression de la vulgarité, le déchainement d’une bêtise  rare et la propagation de rumeurs diverses et variées.
Je ne suis bien évidemment pas épargnée, mon nom d’affixe de sélectionneuse fort connu, mes positions tranchées et nettes sur l’éducation de nos compagnons depuis près de 20 ans, prônant une éducation positive basée sur la compréhension de l’animal et de son respect et mes fonctions syndicales font de moi une cible très souvent choisie.
 
Si je réagis parfois à ces invectives, jamais je ne le fais en citant le nom de la personne, néanmoins aujourd’hui sera différent, expression qui confirme la règle, comme on dit.
J’apprends donc grâce à un torchon de phrases publiées sur un profil de face book ….  que je partage mon quotidien avec un ectoplasme qui m’accompagne à priori 24 h sur 24 h puisque celui-ci s’exprime sur mon quotidien, mes chiens, ma vie privé,  mon état mental…  
Je remercie donc Mathieu Mauries, (producteur de chiens de différentes races) de s’exprimer ainsi sur l’hystérie qui régirait mon comportement, je suis ravie qu’au-delà tous les diplômes qu’il  cite quotidiennement, ce dernier soit également compètent en psychiatrie !
Sa présence ectoplasmique lui permet également de pouvoir connaitre  ma vie privée, se targuant  de propos homophobes primaires, propos envoyés directement dans ma messagerie privée…
 
Je pensais avoir atteint l’apothéose de la diffamation mais ce n’est pas fini !!!
 
L’image  virtuelle de ma modeste demeure dont les photos sont disponibles sur internet démontre bien de la distorsion de la réalité qui existe dans l’esprit de ce monsieur.  Mettre au monde mes chiots berger de podhale dans ma cuisine comme il l’écrit, est totalement issu de son l’imagination débordante, l’infrastructure de ma maison le rendant tout simplement impossible.
Fier de sa prestation, Mathieu (notre proximité ectoplasmique me permet cette familiarité !!)    s’époumone  pour affirmer que j’élèverais des chiens de race Bulldogs Anglais, bulldogs maladifs de surcroit,  sous un autre affixe !!!... je dois dire que là, je m’inquiète fortement pour ses fonctions cognitives.
Et je m’inquiète d’autant plus que Mathieu , porteur d’affixe fait des croisements  entre le berger d’Anatolie et le dogue du Tibet, puis des croisés de matins espagnol …seul d’un cerveau de savant fou au parcours chaotique incompréhensible peut émerger cette idée .. Sélectionner des bâtards ne semble pas être l’objectif de la Société Centrale Canine, encore moins la Fédération Internationale Cynophile même pour une finalité de travail.   
 
Et ce n’est toujours pas fini…
 
A priori n’ayant pas de troupeau, il parait impossible que je puisse connaitre et parler du comportement du chien de protection.
 Il faut croire que les patterns moteurs ainsi que les  particularités des neurotransmetteurs de ces grands protecteurs ne puissent être étudiés qu’avec la présence d’un troupeau.
Il faut croire également que l’expression de ces patterns moteurs ne pourrait s’exprimer qu’en présence d’un troupeau.. Raisonnement totalement dénué de sens quand on connait la définition propre d’un pattern moteur… Les races de protection ont des façons spécifiques de travailler et faire abstraction de ces spécificités intrinsèques en les «  fourrant dans le même seau » met en avant une méconnaissance comportementale évidente.
Curieux pour un soi-disant scientifique, je m’inquiète franchement..
 
Serait-il possible que, vivant depuis près de 25 ans avec des chiens de protection en particulier mes bergers de tatras ( ou podhale), vivant également avec des grands molosses d’Asie centrale depuis bien  plus longtemps que les quelques années de production de Mathieu, serait-il possible que mes connaissances et mes compétences ne soient qu’illusoires ???....
Comment pourrais-je alors accompagner une éducatrice canin et  les propriétaires de berger d’Anatolie, propriétaires complètement néophytes en chien, vivant en plus en appartement-maison (600m de terrain) berger d’Anatolie vendu par un soi-disant connaisseur des besoins vitaux essentiels de cette race (le troupeau indispensable !! ), moi je dis cela, je dis rien …
 
Et ce n’est pas encore fini …
 
S’il est vrai que je n’ai aucune légitimité pour parler de pastoralisme (ce qui est diffèrent que de parler de chiens)  Mathieu …, possédant 20 chèvres … semble être, quant à lui, fort à même d’en parler.  En revanche, cette légitimité  autoproclamée lui semble être  fortement contestée par des bergers professionnels dont les têtes de troupeau semblent approcher plus facilement les centaines voire plus, en tout cas plus que la vingtaine..
Néanmoins sa prose sur le sujet du chien de protection de troupeau alimente régulièrement sa toile, prose étant un amalgame de choses vraies matinées de faux, un mélange de différentes élucubrations diverses et variées.
Mes connaissances sur l’évolution du pastoralisme, le maintien des espèces protégées prédatrices présentes sur notre territoire, et donc la problématique de la prédation des troupeaux sont, bien évidemment, totalement livresques, je me permets donc de donner à Mathieu la possibilité se documenter sur des récentes études grâce aux liens inscrits en fin d’article.
J’espère que ce partage lui sera d’un grand secours.
 
Je souhaite, enfin, que les messieurs en blanc ne viennent pas le chercher trop rapidement car je ne voudrais pas être privée de la lecture de sa prose sur les sujets pastoraux, cela serait d’une frustration trop importante, de grâce que personne ne le signale !!
 
Françoise Martin.
 
http://www.cbei.fr/IMG/pdf/chiens_de_protection.pdf
http://www.cbei.fr/IMG/pdf/transhumance_2007.pdf
http://www.cbei.fr/IMG/pdf/Porcher_Lecrivain.pdf
http://www.cbei.fr/IMG/pdf/Planloup2013-2017.pdf
http://www.cbei.fr/IMG/pdf/Chiens_et_chiens_de_protection-.pdf

 

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